mercredi, 04 avril 2007
LES HOMMES CELEBRES DU LOIRET - 1
Denis POISSON (21 juin 1781 à Pithiviers - 25 avril 1840 à Sceaux) était un mathématicien, géomètre et physicien français.
Un enfant doué.
"Ordonnez-moi aussi de ne pas respirer ! Travailler c'est vivre !" C'est la réponse cinglante de Denis Poisson à son entourage qui l'incite à lever le pied à cause de sa santé fragile. Mais le mathématicien ne s'arrête pas. Il consacre même aux chiffres et aux équations les derniers instants de répit que lui laisse sa maladie..
Le grand savant est né en 1781 à Pithiviers dans une famille bien installée en ville. Son arrière-grand-père y était marchand de draps. Ses parents comprennent très rapidement que le petit Denis a un don pour les mathématiques. Il ne s'amuse qu'en comptant et l'Abbé Venon, un de ses premiers instructeurs, décèle chez lui "des dispositions exceptionnelles pour un enfant qui n'a que sept ans". Son père Siméon, malgré son activisme révolutionnaire, ne néglige pas l'éducation de son fils.
Un homme honoré.
Tout est mis en oeuvre pour cultiver son génie : études à l'école centrale de Fontainebleau puis Polytechnique à l'âge de 17 ans avec des résultats qualifiés de "hors ligne". Il devient le protégé de Laplace, un des grands mathématiciens de l'époque. Il passe en quelques années de la banquette de l'étudiant à la chaire du professeur et écrit sur un nombre incalculable de thèmes. Aujourd'hui, son nom reste attaché à des découvertes dans des champs aussi capitaux que l'invariabilité des grands axes planétaires, la distribution de l'électricité ou les recherches sur la chaleur. Son œuvre est immense et touche à beaucoup de branches des mathématiques et de la physique
en Physique
Sa contribution la plus essentielle concerne l’électricité et le magnétisme qu’il contribua à fonder mais il eut également une influence en astronomie, notamment sur l’attraction des planètes :
sur les inégalités séculaires des moyens mouvements des planètes ;
sur la variation des constantes arbitraires dans les questions de mécanique ;
sur la mouvement de la terre autour de son centre de gravité ;
sur la théorie des variations des éléments des planètes, et en particulier des variations des grands axes de leurs orbites.
En mathématique
Ses travaux les plus importants portent sur la série sur les intégrales définies et sa discussion sur les séries de Fourier, qui préparèrent le terrain des recherches classiques de Peter Gustav Lejeune Dirichlet et Bernhard Riemann sur le même sujet.
Nous pouvons aussi mentionner son essai sur le calcul des variations et ses mémoires sur la probabilité des moindres résultats des observations
La loi de Poisson dans la théorie des probabilités porte son nom.
Il a aussi laissé son nom aux algèbres de Poisson et aux variétés de Poisson.
En plus de ses mémoires, Poisson publia plusieurs traités, dont la plupart devaient former une partie d’une grande œuvre sur la physique mathématique mais il ne vécut pas pour la finir.
Sa réputation lui ouvre une carrière remplie d'honneurs qui le mène au Conseil royal de l'université et à la chambre des Pairs. Marié à Anne de Bardi, il est emporté à l'âge de 58 ans en 1840 sans avoir eu de descendance. Aussitôt la ville de Pithiviers érige une statue en l'honneur de l'un de ses plus illustres enfants. Celle-ci a été fondue par les Allemands pendant l'Occupation.Son œuvre est immense et touche à beaucoup de branches des mathématiques et de la physique
Le collège de la ville porte toujours le nom de Denis Poisson.
Denis Poisson en 5 dates
1781 : Naissance à Pithiviers.
1798 : Entrée à l'école Polytechnique.
1820 : Entrée au Conseil royal de l'Université.
1831 : Ouvrage sur la stabilité et la durée du système solaire.
1840 : Décès à Paris.
(sources Reflets du loiret - internet)
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samedi, 20 mai 2006
La physiocratie
Les partisans de cette idéologie s'opposent au mercantilisme qui, contrairement à la physiocratie, prône l'accumulation des réserves de métaux précieux, la réglementation des échanges commerciaux et le commerce international. De plus, les physiocrates sont favorables à la monarchie héréditaire.
La principale raison pour laquelle les physiocrates accordent tant d'importance à l'agriculture est qu'ils croient fermement que la terre est l'unique source de richesse nouvelle en ce sens que, pour une seule petite graine semée, elle produit une plante qui portera plusieurs graines. Pour eux, les métiers de marchands et d'artisans sont stériles puisque des activités comme la vente et la transformation de biens ne créent pas de nouvelle matière.
Les physiocrates cherchent donc à maximiser le rendement des terres, à introduire de nouvelles techniques, à créer des sociétés agricoles permettant aux paysans d'être informés de ces techniques, à garantir aux paysans le libre choix des cultures et des moyens de production, à laisser circuler le grain en abolissant les douanes intérieures et à établir un impôt équitable.
Jacques Turgot (1727-1781) a adapté la doctrine des physiocrates en laissant plus de place à l'échange et à la productivité. Il a ainsi réussi à amener la physiocratie au pouvoir. Il a été appelé au contrôle général des finances en 1774 et a travaillé à mettre en pratique certaines des idées chères aux physiocrates. Ses ennemis politiques parvinrent à le faire renvoyer de son poste en 1776. Néanmoins, à partir de la Révolution française, quelques idées des physiocrates furent finalement appliquées. Parmi celles-ci, il y a la libéralisation du commerce des grains (1789) et l'introduction d'un impôt sur la terre (1790).
C’est la rencontre, à Versailles, de Quesnay et Mirabeau qui lance l’école physiocrate. Mirabeau devient, alors, le numéro 2, puis d’autres hommes adhèrent a l’école: Dupont de Nemours, le principale propagandiste; d’Abeille; l’abbé Baudeau; le Mercier de la Rivière
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