vendredi, 21 mars 2008

Premiers signes du Printemps

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 Tandis qu'à leurs oeuvres perverses

 Les hommes courent haletants,

Mars, qui rit malgré les averses

 Prépare en secret le printemps

 

 Pour les petites pâquerettes

 Sournoisement, lorsque tout dort,

Il repasse les collerettes

Et cisèle des boutons d'or.

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Dans le verger et dans la vigne,

Il s'en va, furtif perruquier,

Avec une houppe de cygne

Poudrer à frimas l'amandier.

 

Tout en composant des solfèges,

Qu'aux merles il siffle à mi-voix,

Il sème aux près les perce-neige

Et les violettes aux bois

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Sous l'herbe, pour que tu la cueilles,

Il met la fraise au teint vermeil,

Il te tresse un chapeau de feuilles

Pour te garantir du soleil.

 

 Puis, lorsque sa besogne est faite,

 Et que son règne va finir,

Au seuil d'Avril tournant la tête,

Il dit " Printemps, tu peux venir ! "

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 (Théophile Gautier)

dimanche, 20 janvier 2008

L'ADIEU

J'ai cueilli ce brin de bruyère

L'automne est morte souviens-t'en

Nous ne nous verrons plus sur terre

Odeur du temps brin de bruyère

Et souviens-toi que  je t'attends.

-0-0-0-

Guillaume Apollinaire

lundi, 26 novembre 2007

OCTOBRE EST PASSé, LE POEME EST RESTé

En octobre, les jours qui suivent les vendanges,

Lorsque le ciel est clair, et qu'il fait du soleil,

Ont un charme secret et des douceurs étranges.

 

Le paysage rêve et la terre à sommeil ;

Et toute la beauté dont ce moment se pare,

On sent qu'elle est fragile, un peu souffrante et rare.

 

L'air est fait d'un cristal fluide qu'on croit voir.

L'horizon délicat tremble dans les buées,

Et dès l'après-midi l'on sent déjà le soir.

 

Car le soleil a des lueurs atténuées ;

Il parait très lointain et, sous ses pâles feux,

Les arbres ont toujours beaucoup d'ombre autour d'eux.

 

Touffus encore, les bois qui dorment à mi-côte

Ourlent déjà d'un or léger leur masse haute,

Et les fils de la Vierge argentent les labours.

 

Par les terres l'on voit, en blancheurs indécises,

Cheminer sous le joug des couples de boeufs lourds

Et fumer le toit des maisons grises.

 

L'air n'est ému d'aucun souffle. Le vent attend ...

Et tel est le silence où l'heure se recueille

Qu'à travers la campagne anxieuse on entend

 

Parfois, le bruit que fait la chute d'une feuille.

-*-*-*-*-*-

Louis MERCIER

 

 

 

jeudi, 15 novembre 2007

L'AUTOMNE.......

On voit tout le temps, en automne,

Quelque chose qui vous étonne,

C'est une branche tout à coup,

Qui s'effeuille dans votre cou.

C'est un petit arbre tout rouge,

Un , d'une autre couleur encor,

Et puis partout, ces feuilles d'or

Qui tombent sans que rien ne bouge.

-.-.-.-.-

Lucie DELARUE-MARDRUS

(poèmes mignons pour les enfants)

 

vendredi, 19 octobre 2007

LE COMPOTIER......

Voici les coings tout veloutés

Mais dans leur coeur quelle âcreté!

Ils ne sauront nous contenter

Que si je les torture.

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Ils passeront par mon chaudron,

Le sucre en feu, l'enfer en rond

Et ces fruits méchants deviendront

Pour les saisons futures,

 

En vérité, je vous le dis,

Comme martyrs au paradis,

Ils deviendront, ces fruits maudits,

Béates confitures.

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-0-0-0-0-

Lucienne DESNOUES

 

jeudi, 06 septembre 2007

L'ECOLE C'EST PAS FINI !!!

BIENHEUREUX LES ECOLIERS

Enfant , j'allais sous la neige

Ou le plomb des canicules

Vers l'école - privilège ! -

Pour apprendre le solfège

L'azote, les tubercules

Bonaparte au pont d'Arcole,

La retraite de russie....

Ca m'a très bien réussi :

Encore aujourd'hui, voici

Je vais encore à l'école !

Bienheureux les écoliers

surtout au temps des vacances

D'oublier "sous les halliers"

Les règles et les colliers,

Ces implacables souffrances

Que regrette tant l'aïeul

Retombé dans les enfances

Fumant la pipe à son seuil

 

Maurice Fombeurre

mardi, 04 septembre 2007

C'EST LA RENTREE......

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Mon cartable a mille odeurs,
Mon cartable sent la pomme,
Le livre, l'encre, la gomme,
et les crayons de couleurs.

Mon cartable sent l'orange,
Le bison et le nougat,
Il sent tout ce que l'on mange,
Et ce qu'on ne mange pas.

La figue, la mandarine,
Le papier d'argent ou d'or,
La coquille marine,
Les bateaux sortant du port.

Les cows-boys et les noisettes,
La craie et le caramel,
Les confettis de la ffête,
Les billes remplies de ciel.

Les longs cheveux de ma mère
Et les joues de mon papa.
Les matins dans la lumière,
La rose et le chocolat.


Pierre Gamarra

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Né à Toulouse en 1919, enseignant et journaliste, il choisit de se consacrer à la littérature. Polygraphe merveilleusement inspiré, il composa des textes pour les enfants, mais également pour les adultes.
(sources Poésies d'hier et d'aujourd'hui)

dimanche, 08 juillet 2007

AUX BAINS DE MER

Sur la plage élégante au sable de velours

Que frappent, réguliers et calmes, les flots lourds

Tels que des vers pompeux aux nobles hémistiches

les enfants des baigneurs oisifs, les enfants riches

qui viennent des hôtels voisins et des châlets

la jaquette troussée au-dessus des mollets,

courent, les pieds dans l'eau, jouant avec la lame.

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Le rire dans les yeux et le bonheur dans l'âme,

sains et superbes sous leurs habits étoffés

et d'un mignon chapeau de matelot coiffés

ces beaux enfants gâtés, ainsi qu'on les appelle,

creusent gaiement , avec une petite pelle,

dans le fin sable d'or des canaux et des trous,

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et ce même océan, qui peut dans son couroux

broyer sur des récifs les grands steamers de cuivre,

laisse indulgent aïeul, son flot docile suivre le chemin

que lui trace un caprice d'enfant.

Ils sont là, l'oeil ravi, les cheveux blonds au vent,

non loin d'une maman brodant sous son ombrelle,

et trouvent, à coup sûr, chose bien naturelle

que la mer soit si bonne et les amuse ainsi.

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François Coppée

 

 

 

mercredi, 04 juillet 2007

L'ECOLE EST FERMEE

L'école est fermée
le tableau s'ennuie
et les araignées
dit-on étudient
la géométrie
pour améliorer
l'étoile des toiles
toiles d'araignées
bien évidemment


L'école est fermée
les souris s'instruisent
les papillons lisent
les pupitres luisent,
ainsi que les bancs

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L'école est fermée
mais si l'on écoute
au fond du silence,
les enfants sont là
qui parlent tout bas
et dans la lumière,
des grains de poussière,
ils revivent toute
l'année qui passa,
et qui s'en alla.

Georges Jean

mardi, 03 juillet 2007

IL PLEUT

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Il pleut sur la bergère
Il pleut sur les moutons
J'entends la locotière
Et j'entends les wagons

Dans le fond du vallon
Tout juste une prairie
J'aperçoie unwagon
Une locomotive

Il pleut sur la bergère
Il pleut sur les wagons
C'est le progrès sorcière
La civilisation


Raymond Queneau

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