mardi, 05 février 2008
INSTALLEZ VOUS DEVANT L'ECRAN .....
René Barthélémy, le père de la télé
Le 26 avril 1935, à Paris, la première émission de télévision du monde est présentée. Parmi les scientifiques honorés, René Barthélémy, l'inventeur de la télévision, qui a fait ses études à Orléans.
Malesherbes (Loiret) pour ville d'attache. Il est 20h15 le 26 avril 1935 au ministère des PTT à Paris. Béatrice Bretty de la Comédie française, tout sourire, est installée à une petite table. Une caméra lui fait face. Elle présente la première émission de télévision du monde. Les quelques parisiens qui possèdent un écran récepteur découvrent à ses côtés un ingénieur plein de modestie. Pourtant, sans lui, rien n'aurait été possible. Il s'agit de René Barthélémy, l'inventeur de la télévision.
Il est né 46 ans auparavant dans un petit village de Seine-et-Marne de parents limonadiers originaires de Malesherbes, ville à laquelle le futur ingénieur resta attaché toute sa vie. Grâce à ses résultats scolaires, René Barthélémy bénéficie d'une bourse pour poursuivre ses études au lycée Pothier d'Orléans. Il continue sur sa lancée et intègre l'école nationale supérieure d'électricité (Supélec). En avril 1931 reprenant des expériences anglaises et américaines, il transmet des images de son laboratoire de Montrouge aux locaux de Supélec.
La télévision arrive à Orléans. En 1935, le ministre des PTT lui confie la mise en place de la première station télévisée émettant régulièrement. Quatre ans plus tard, 2000 foyers parisiens sont équipés pour suivre la demi-heure de programme quotidien. De peur que les Allemands utilisent la télévision, René Barthélémy fait saboter l'émetteur de la Tour Eiffel. À la Libération, il redevient un conseiller écouté et, en 1946, est élu à l'Académie des Sciences.
En 1948, René Barthélémy offre au théâtre municipal d'Orléans une conférence devant une foule considérable. Une émission est alors diffusée depuis la Tour Eiffel via une antenne installée sur la cathédrale. Pour la première fois, la télévision atteint Orléans. René Barthélémy meurt en 1954 à Juan-les-Pins, le jour même où il est promu commandeur de la Légion d'honneur.
René Barthélémy en 5 dates
1889 : Naissance à Nangis (Seine-et-Marne).
1905 - 1906 : Interne au lycée Pothier d'Orléans.
1931 : Il réalise sa première transmission d'images.
1935 : Lancement du premier programme télévisé.
1954 : Décès à Juan-les-Pins
(sources revue Reflets du loiret)
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jeudi, 31 janvier 2008
L'AMOUR FAIT L'HISTOIRE .....
LES COURS D’AMOUR
Pour Lutter contre l’ennui dans les châteaux de l’époque féodale, quelques grandes dames cultivées avaient constitué des « cours d’amour ». Il s’agissait de juger des querelles entre amants et maîtresses, de débattre des problèmes amoureux, de répondre à des questions délicates, par exemple pour savoir « si l’amour est plus vif entre amants qu’entre époux », question souvent suivie de travaux pratiques…
L’une de ces belles dames, Eléonore de Guyenne, avait vu son mariage avec le roi Louis VII solennellement rompu. L’inconduite conjugale d’Eléonore, y compris en Terre sainte, avait entraîné ce divorce prononcé lors d’une assemblée qui se tint à Beaugency en mars 1151 en présence du roi, de nombreux seigneurs et archevêques. Le flagrant délit d’adultère n’ayant pu être prouvé, louis VII prit prétexte de son degré de parenté avec la reine pour obtenir cette décision.
On prétend qu’en la circonstance, la reine tomba évanouie de son siège et fut frappée de stupeur. Les historiens ajoutent que la reine finit par admettre cette séparation de Beaugency, à condition qu’il lui fût permis de se remarier, l’Aquitaine et le Poitou demeurant sa propriété. Avec beaucoup d’imprudence, cette condition fut acceptée.
Or deux mois plus tard après cette sentence de Beaugency, elle épousait le duc de Normandie, Henri Plantagenêt, futur roi d’Angleterre qui devint donc Duc de Guyenne et du poitou. C’était le père de Richard Cœur de Lion. Cette union fut très funeste pour la France. Eléonore était très jalouse. En 11752 elle empoisonna elle-même une de ses rivales au château de Woodstock ce qui lui valut d’être emprisonnée sur l’ordre de son époux.
Après 16 ans de détention, l’ancienne gloire des cours d’amour de Beaugency et autres lieux se retira à l’abbaye de Fontevrault . Elle mourut le 31 mars 1204 à plus de 80 ans ce qui tenterait à prouver que l’amour conserve.
(Sources l’almanach de l’0rléanais – Gâtinais et Val de Loire)
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mercredi, 30 janvier 2008
OU LES OEUFS ET LES ANE FONT BON MENAGE
LES OEUFS A LA COUILLE D’ANE
Le paysan était un grand consommateur d’œufs. Il les préférait pondus de deux ou trois jours, par trop frais certes, mais cassés et battus dans une bolée de vin rouge. C’était le plat préféré de Raboliot, le vrai celui de Brinon sur Sauldre qui inspira Maurice Genevoix.
On pouvait corser un peu cette préparation en ajoutant une lichette de gnole. Pour les enfants en bas âge ou malingres, le vin était remplacé par du lait sucré qu’on appelait lait de poule.
Après une dure journée de labeur, les paysans fourbus, pour se rafraîchir, gobaient un oeuf. D’autres le battaient dans leur assiette en ajoutant des fines herbes, du sel, du poivre et ils trempaient du pain.
Au matin d’une noce on gobait un œuf pour s’éclaircir la voix et ainsi pousser au mieux la chansonnette et cela avait le gros avantage d’aider à supporter un surplus de boisson.
Un des plats traditionnels du paysan solognot et surtout berrichon, était l’œuf à la couille d’âne. Cela consistait à jeter l’œuf dans une casserole de vin bouillant, il fallait ensuite le faire pocher trois minutes et le retirer avec une écumoire.
Etait-ce l’apparence qui ...
(Sources almanach de l’Orléanais, Gâtinais et val de Loire)
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mardi, 11 décembre 2007
LA MOUTARDE ME MONTE AU NEZ ....
DEPUIS 1797, MÊME ADRESSE, MÊME RECETTE ET MÊME FAMILLE.....
Cela fait plus de 200 ans que la maison orléanaise MARTIN POURET produit du vinaigre, qui s'exporte aujourd'hui dans le monde entier.
En se promenant aux alentours du numéro 236 du Faubourg Bannier, le nez averti reconnaîtra peut-être l'odeur caractéristique du vinaigre et pas n'importe quel vinaigre, celui que la maison MARTIN POURET produit dans ces bâtiments depuis 1797.
Fruit d'un savoir-faire unique qui a d'ailleurs pris le nom de "procédé d'Orléans", ce vinaigre se décline aujourd'hui en gamme variée et originale. Aux traditionels vinaigres de vin rouge et blanc s'ajoutent désormais des saveurs coquelicots sauvages, cidre au miel ou jus d'agrumes.
A l'étage du bâtiment, les vins de la vallée de la Loire et de la région bordelaise reposent dans des milliers de tonneaux de bois. Ce produit fragile fermente. Un voile se développe à la surface du liquide : l'alcool devient acide acétique et donne le vinaigre. On descend ensuite à la cave par l'escalier bordeaux qui a vu défiler sur ses marches plusieurs générations de vinaigriers. Elle héberge de grands fûts dans lesquels le vinaigre sommeille au moins un an. La réputation du vinaigre d'Orléans dépasse largement les frontières de la région. Environ 20% de la production part pour l'étranger.
La maison MARTIN POURET produit aussi de la moutarde à base de vinaigre d'Orléans et de Sel de Guérande broyé à la meule de pierre, selon une recette de 1580. Elle se décline en différentes spécialités :
- la moutarde onctueuse
- la moutarde aux épices des Indes
- la moutarde du Dimanche
LE VINAIGRE : PRODUIT DE CUISINE, DE BEAUTE.... ET DE MENAGE.
Le vinaigre n'a pas que des vertus en cuisine. Il s'avère aussi précieux dans la salle de bain. Pour se destresser, il est conseillé de verser une demi-tasse de vinaigre dans l'eau du bain et de s'y relaxer une vingtaine de minutes. Il est aussi souvent utilisé contre les inflammations, les entorses et les crampes. Pour cela , il faut verser du vinaigre sur une serviette humide et frotter la zone douloureuse. Enfin, masser le cuir chevelu avec du vinaigre favoriserait la disparition des pellicules. Autre célèbre astuce pour faire briller les cheveux, en ajouter à l'eau de rinçage. Contre le rhume, il est l'un des ingrédiens d'une recette traditionnelle de sirop : une demi-tasse de vinaigre de cidre, une demi-tasse d'eau, une petite cuillerée de poivre et 3 cuillerées à café de miel. Pour faire briller la maison encore du vinaigre ! Les taches qui parsèment le micro-ondes s'enlèveront facilement en laissant chauffer à l'intérieur un mélange d'eau et de vinaigre. Il sera également utile pour déboucher un évier, versé après une tasse de bicarbonate de soude. Le vinaigre peut servir à nettoyer les vitres. En plus étonnant , le vinaigre peut remplacer l'adoucissant pour le linge. Il suffit de le placer dans l'espace réservé à l'adoucissant. En prime il tiendra lieu d'anticalcaire pour votre machine à laver.
(sources Journal la République du Centre - Aout 2006 et SITE MARTIN POURET .Photos réserve personnelle)
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jeudi, 29 novembre 2007
FEMMES ET HOMMES CELEBRES DU LOIRET
Louis Gallouédec, un géographe au Conseil général
Président du Conseil général du Loiret en 1925 puis de 1934 à 1936, Louis Gallouédec fut aussi un pédagogue reconnu et un pionnier de l'enseignement de la géographie. Des générations de potaches ont planché sur ses nombreux manuels.
L'ascension par l'école. "Vous avez fait de la géographie une discipline vivante...". C'est par ces mots qu'en 1934, le président du Conseil général Marcel Donon rendait hommage à Louis Gallouédec en lui remettant sa Cravate de Commandeur de la Légion d'honneur. Né en 1874 à Morlaix, Louis Gallouédec était fils de cheminot. Ses aptitudes scolaires lui permettent d'entrer en 1885 à l'Ecole Normale de la rue d'Ulm et d'obtenir l'agrégation d'histoire géographie. Nommé au lycée Pothier d'Orléans, il a Charles Péguy comme élève. Les liens du mariage achèvent de le fixer dans le Loiret en 1890.
Mais son talent de pédagogue ne s'exprime pas seulement dans les salles de classe du lycée orléanais. Homme de plume, il parvient à collaborer à plusieurs revues spécialisées. Il rédige aussi des manuels scolaires de géographie, modèles de vulgarisation, qui lui attirent une immédiate renommée. Dès 1913, il est directeur de toute la collection des ouvrages de géographie aux prestigieuses éditions Hachette. Des générations de potaches vont plancher sur ses livres dont son atlas, réédité jusqu'en 1960, soit 23 ans après sa mort.
En bon géographe, sa curiosité se porte sur son environnement immédiat. La Loire lui offre un terrain d'étude propice, et l'occasion de produire son grand ouvrage de synthèse : La Loire, étude de fleuve, en 1910. Cet intérêt pour son pays d'adoption ira de pair avec le souci logique de sa gestion et le conduit à entrer en politique. Dreyfusard à une époque où cela n'a rien d'évident, laïc convaincu, il participe à la fondation de la section du Loiret de la ligue des Droits de l'Homme. Il reçoit son premier mandat à Saint-Jean-de-Braye où il réside. Conseiller municipal, il devient conseiller général en 1907 grâce à 25 voix d'avance et le restera jusqu'à sa disparition.
Un destin républicain. En 1911, Louis Gallouedec devient inspecteur général de l'inspection publique, puis maire de Saint-Jean-de-Braye en 1912. Il préside le Conseil général en 1925, par intérim et de 1934 à 1936. Jean Zay, alors ministre de l'éducation nationale, dira à son propos lors de ses obsèques en 1937 : "Bien que ne partageant pas les opinions politiques de Mr Gallouedec, nous reconnaissons que celui-ci était une personnalité, et qu'il a honoré grandement notre département".
Louis Gallouédec en 6 dates
17 février 1854 : Naissance à Morlaix
1888 : agrégé d'histoire et de géographie
1907 : entre au Conseil général du Loiret
1912 : maire de Saint-Jean-de-Braye
1925 : président du Conseil général du Loiret
23 janvier 1937 : décès à Saint-Jean-de-Braye
(sources reflets du Loiret - Conseil général)
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vendredi, 23 novembre 2007
LA NAISSANCE DU LOIRET ....
Le Loiret et son Conseil général ont plus de deux siècles. Une histoire ponctuée de lois qui ont peu a peu contribué à faire du Département une collectivité territoriale autonome.
1789-1790, la Constituante crée 83 départements
En 1789, pour rompre avec l'organisation administrative de l'Ancien Régime, l'Assemblée Constituante décide de découper le territoire en départements. Les noms choisis sont tous issus du vocabulaire géographique. Le "département de l'Orléanais", comme le nommaient les Constituants lors de leurs débats, prend le nom de Loiret le 26 février 1790. D'abord gérés par des élus et un organe exécutif aux pouvoirs étendus, les départements retombent, dès 1793, dans le giron du pouvoir central. Sous le Consulat, une loi confère au préfet tout pouvoir de décision : le "Conseil général" n'est plus qu'un organe consultatif dont les 16 membres sont nommés par le Gouvernement.
La loi du 22 juin 1833 marque un certain retour à la décentralisation. Les conseillers généraux sont désormais élus, pour neuf ans, mais au suffrage censitaire (seuls peuvent voter les citoyens qui paient au moins 2 000 F d'impôts). 31 conseillers généraux siègent dans le Loiret.
Avec la loi du 10 août 1871, les Conseils généraux prennent le visage qu'ils conserveront jusqu'en 1982. Les conseillers généraux sont élus au suffrage universel, et les attributions des Assemblées départementales sont étendues.
Depuis 1958, avec l'adoption de la Constitution de la Ve République, les Départements sont des collectivités territoriales à part entière. Les lois de décentralisation (mars 1982, juillet 1983) leur ont conféré l'autonomie. De nombreuses compétences de l'Etat sont alors transférées aux Départements et leurs moyens sont étendus. En 1988, plusieurs autres textes complètent les lois de décentralisation.
Le nom du fleuve Loire étant largement utilisé, c'est son plus petit affluent, le Loiret, qui a donné son nom à notre département.
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jeudi, 22 novembre 2007
MAIS QUI EST CE MONSIEUR ???
Né à Conflans-sur-Loing, non loin de Montargis, le 24 octobre 1803, Henry de Triqueti est initié très jeune à la peinture par Girodet, ami et voisin de la famille. Il fréquente à la fin des années 1820 l'atelier du peintre Louis Hersent. Remarqué au Salon de 1831 parmi les jeunes sculpteurs romantiques, il reçoit très vite des commandes officielles et se lie avec des familles princières dont la famille d'Orléans.
En 1834, il se voit confier la réalisation des portes de bronze de l'église de La Madeleine, à Paris, chantier qu'il achève en 1841. L'opinion est alors unanime dans les éloges à l'artiste qui s'affirme comme l'un des sculpteurs officiels du règne de Louis-Philippe.
Dans les années qui suivent, Triqueti exécute le gisant du duc Ferdinand d'Orléans en 1842 et collabore à la grande entreprise du tombeau de Napoléon aux Invalides.
Blessé sur les barricades en 1848, il se convertit au protestantisme et se tourne vers l'Angleterre où une nouvelle carrière s'offre à lui. En effet, grâce à ses liens privilégiés avec la princesse Victoria, le sculpteur français est officiellement chargé, en 1864, de la décoration de la chapelle du Prince Albert à Windsor.
Pour ce travail, il utilise notamment la technique du tarsia de marbre, unique au monde, qui est une juxtaposition de plaques de marbre de couleurs différentes de manière à composer une mosaïque polychrome. Henry de Triqueti s'éteint, à Paris, le 11 mai 1874. Son talent raffiné et éclectique l'impose aujourd'hui comme l'un des plus grands sculpteurs du XIXe siècle.
Exposition Henry de Triqueti, "sculpteur des princes" Jusqu'au 6 janvier 2008 au Musée des Beaux Arts d'Orléans et musée Girodet de Montargis.
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vendredi, 14 septembre 2007
QUAND LA LOIRE ETAIT NAVIGUEE - 3
"IL ETAIT UNE FOIS SUR LA LOIRE"
Il était une fois, aux environs des années 1830, un bateau nouveau-né baptisé "inexplosible" en référence aux espoirs de sécurité qui reposaient sur lui. Il navigua pour la toute première fois à la demande de la compagnie du même nom, sur la majestueuse "Dame Loire". En effet, la compagnie des inexplosibles s'était donnée pour mission d'acheminer les Orléanais , les Tourangeaux, les Nantais et les autres voyageurs sur toute la longueur du fleuve entre Nantes et Nevers. Le nouveau bateau faisait la fierté des villes traversées. La compagnie des Inexplosibles connut alors son apogée, suppléant aux bateaux précédents dont l'un explosa faisant six malheureuses victimes.
Au moyen d'une chaudière à basse pression pour le propulser, le bateau doté d'une longueur et d'une étroitesse encore inégalées, d'un faible tirant d'eau et surtout de solides roues à aubes connut un franc succès tout au long du fleuve royal. cependant les inexplosibles n'eurent qu'une courte gloire. Au grand dam de la Compagnie, le chemin de fer arriva une vingtaine d'années plus tard jusqu'aux abords proches de la vallée de la Loire : aux Aubrais pour Orléans, à Saint Pierre des Corps pour Tours. Et le train détrôna le bateau à vapeur qui ne pouvait excéder les 16 kilomètres heure à la descente. Ainsi, les inexplosibles n'eurent pas beaucoup d'enfants..... Enfin jusqu'à ce que des Orléanais du XXIème siècle ne décident d'en construire un .... pour le plaisir.
LE RETOUR DE "L'INEXPLOSIBLE"
Au XIXème siècle, vingt et un inexplosibles ont été construits pour transporter des voyageurs sur la Loire, l'inexplosible version 2007 incarne une volonté de retour à la tradition ligérienne voulue par la ville d'Orléans et l'Agglo.
"L'arrivée du bateau réplique d'une embarcation à vapeur typique du XIXème siècle, signe une nouvelle ère pour le dernier fleuve sauvage d'Europe. A travers le Grand projet Loire/Trame verte, l'agglo et la ville montrent leur volonté de renforcer l'attractivité de la Loire, aussi bien pour les habitants que pour le public de passage. Leur objectif est clair : créer une identité culturelle forte autour de la Loire. Ainsi les Orléanais pourront retrouver cette magie d'autrefois qui appartenait aux quais d'Orléans. La restauration des pavés anciens, le fleurissement des terrasses autour de la Loire, l'éclairage des rues piétonnes nous emmènent non plus vers un lieu, mais dans une époque que nous redécouvrons au fil des pas. Ainsi le décor d'antan sera replanté grâce à l'arrivée de l'inexplosible sur les eaux ligériennes...."
"L'inexplosible pourra fièrement trôner sur le fleuve royal, quai du châtelet à Orléans. L'endroit devrait devenir un lieu de convivialité incontournable puisqu'il abritera un bar à thème à vocation touristique et un centre d'interprétation sur la thème de la Loire"...... (la RC du 28 Juillet 2007)
Son inauguration officielle aura lieu lors de l'ouverture du Festival de Loire prévue au 19 septembre 2007..... mais ce sera une autre histoire !!!!
(souces Reflets du Loiret - République du Centre - Photos perso)
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jeudi, 13 septembre 2007
QUAND LA LOIRE ETAIT NAVIGUEE - 2
"PARIS SUR LOIRE ! ".... Cette belle formule du célèbre géographe Elysée Reclus exprime bien le rôle florissant qu'à joué Orléans jusqu'au milieu du XIXème siècle. Un rôle qui s'effondra brusquement dans les années 1850.
LE PORT D'ORLEANS ou PARIS SUR LOIRE !
Avant la mécanisation des moyens de transport malgrés ses caprices la Loire est la principale voie de pénétration vers l'intérieur. Grâce aux secteurs rectilignes de son cours orientés dans l'axe des vents océaniques, elle est préférée à la Seine aux méandres encaissés trop abrités des vents dominants.
Clef de voûte de la France centrale, Orléans est la plaque tournante de distribution et de transformation des produits destinés à Paris et aux provinces environnantes. Par la Haute-Loire descendent les fruits de Provence, les vins d'Auvergne et de Bourgogne, le savon de Marseille, les matières tinctoriales du Midi, les fers et la houille du Nivernais et du Bourdonnais, les huiles d'Italie, les épices de Malaisie, le coton du Levant, les toiles des Indes.... et remontent des articles de bonneterie, les sucres à destination de Turin et de Livourne..... Par la Basse-Loire remontent les sels de l'Océan, les sucres bruts des Antilles, le café, les vins et les ardoises d'Anjou, les laines d'Espagne, le fer, le cuivre et la quincaillerie d'Angleterre etc... et descendent le sucre raffiné pour la Bretagne et les mélasses pour la Hollande... à cause des hautes eaux irrégulières du fleuve, les marchandises peuvent affluer brusquement à des dates improvisées et doivent être entreposées avant d'être distribuées. Fin XVIIIème siècle 140 maisons de commerce assurent le rôle de commissionnaires entre les négociants des ports d'envoi et les marchands des lieux de consommation. Le commerce favorise une activité industrielle diversifiée, draperie, bonneterie, vinaigrerie, raffinage du sucre .....
AMENAGEMENT PORTUAIRE ET URBAIN.
Dans la seconde moitié du XVIIIème siècle, de grands travaux modernisent la ville. Accroché sur la rive droite de la forteresse du Châtelet et appuyé sur une île de sable au milieu du lit fluvial, le pont médiéval est détruit.
Construit en belles pierres, le nouveau pont dit Royal, a des arches plates dont l'ouverture et la hauteur ont été calculées en fonction des grandes crues.
Afin de faciliter l'écoulement des hautes eaux, l'île médiane est rasée. Une ancienne petite digue surbmersible transversale, "le duit" est reconstruite pour concentrer sur la rive droite, le chenal navigable.
Celui-ci est fixé plus encore vers 1840 par une nouvelle digue parallèle entre Combleux et Orléans. Grâce à la démolition des anciens remparts et du Châtelet, la rive droite est équipée de spacieux quais de pierre, formant en amont du Pont Royal le port de la Poterne et en aval le port de Recouvrance.
Les bateaux font relâche sur la rive gauche. En 1845 un règlement préfectoral organise la vie portuaire et fixe par exemple la durée du stationnement des bâteaux à vingt jours pour le chargement et le déchargement. Au début du XIXème siècle, Orléans s'affirme comme la 20ème ville de France avec 46 000 habitants.
BREVE APOGEE ET CHUTE RAPIDE.
La compagnies des "Inexplosibles et des Paquebots" tentent dans les années 1830-1840 d'établir une navigation à vapeur mais doivent bientôt y renoncer en raison du régime et de la configuration du fleuve. Momentanément, grâce à l'arrivée du chemin de fer de Paris en 1843, Orléans est devenue triple tête de ligne à la fois pour les voies d'eau, de fer et de terre. En 1845, son trafic portuaire prospère avec quelque 11 000 bateaux, 150 000 passagers et 400 000 tonnes de marchandises.
Mais dès 1847, le prolongement du chemin de fer vers Tours et Bourges, la naviguation à vapeur sur la Seine, l'amélioration du réseau routier frappe durement la marine de Loire et ruinent la fonction commerciale et industrielle d'Orléans. A partir des années 1850, la Loire orléanaise est désertée et Orléans descend au rang de 21ème ville de France avec seulement 43 000 habitants. De 1892 à 1922, un groupe de pression, composé de 3 000 adhérents, surtout des industriels et négociants nantais, fait campagne avec son journal "la Loire navigable" pour la restauration de la navigation. Les résultats sont minces : prolongement sur six kilomètres du canal d'Orléans, depuis Combleux,
aménagement du chenal de Nantes sur 84 kilomètres. La Loire moyenne devient alors le domaine des seuls pêcheurs et sportifs... celui aussi de la tradition orale exprimée avec une verve pittoresque.
à suivre
(sources magazine Reflets du Loiret - Conseil Régional - photos perso.)
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mercredi, 12 septembre 2007
QUAND LA LOIRE ETAIT NAVIGUEE - 1
La Loire était jadis une voie essentielle de navigation intérieure. Des quais, des anneaux d'amarrage rappellent que, durant plusieurs siècles, la navigation sur la Loire a joué un rôle primordial dans l'économie de notre pays.
Un bâton de marine. L'état du lit fluvial n'est alors pas différent d'aujourd'hui. La batellerie avait l'art de s'adapter aux conditions naturelles du fleuve, faible profondeur, instabilité, irrégularité, engravement et ensablement. Le chaland de Loire, tout en bois, à fond plat et à l'avant relevé pour glisser sur les bancs de sable, est un bateau long de 29 à 31 mètres, large de 4,5 mètres, pouvant transporter 100 à 150 tonnes et n'ayant besoin, selon la charge, que de 0,5 à 1,08 mètre de tirant d'eau. La navigation cesse lors des trois mois d'étiage, juillet, août et septembre. L'arrière du bateau, de forme carrée, est muni d'un gouvernail appelé piaute, barre fixée sur une fourche de bois restant constamment dans l'axe du bateau et ne pouvant pivoter que sur elle-même dans un plan vertical, pour détourner le bateau à droite ou à gauche. La direction est assurée au moyen du "bâton de marine", forte pièce de bois, longue de 4 mètres, que le marinier applique dans les encoches d'une crémaillère de bois appelée arronçoir et plaqué contre les bords extérieurs du bateau.
Le "Roi des fleuves". Le bâton de marine enfoncé d'un bout dans les sables du fond et butant de l'autre bout sur l'arronçoir, chasse à droite ou à gauche le bateau poussé par le courant. En aval d'Orléans pour remonter à contre-courant, les chalands usent de longues voiles atteignant 20 et 22 mètres de haut. Réunis par 4 à 6, ils circulent en trains, avec voiles décroissantes, accompagnés de petites barques, appelées toues, qui servent à éviter les obstacles et à manoeuvrer sous les ponts. La navigation a toujours été dangereuse et doit affronter brouillards, vents violents, crues soudaines, embâcles et débâcles. Les échouages et les naufrages sont fréquents. Par son exceptionnel tracé, la Loire permet de relier l'Atlantique à la Méditerranée, la France de l'ouest et du nord à celle du centre et du midi. Au sommet de la grande courbe fluviale, Orléans où convergent les navigations montante et descendante, est la métropole économique du royaume, l'entrepôt et le centre de transformation de toutes les marchandises qui s'y consomment.
Surnommés les "chie en l'eau". La cité johannique joue aussi, avant la navigation à vapeur sur la Seine, le rôle de port pour Paris en relation avec les "deux mers", grâce à deux canaux, celui de Briare (1642) et celui d'Orléans (1692). Aux XVII-XVIIIème siècles, le trafic orléanais porte sur le sel, les vins, les céréales, les denrées coloniales comme le sucre de canne, les matières textiles, les matériaux de construction, les objets d'artisanat comme des faïences et des poteries. La célèbre Compagnie des "marchands fréquentant la rivière de Loire et fleuves descendant en icelle" entretient le chenal navigué. Elle tente de le rendre exempt de tout obstacle, matériel comme des épaves ou humains comme les prétentions des seigneurs riverains à lever péages et tributs. Rudes et gais lurons, les mariniers, surnommés les "chie en l'eau" par opposition aux paysans, "les culs-terreux", forment une corporation puissante avec ses usages, ses traditions, ses fêtes, son saint patron Nicolas
et aussi son courage lors des inondations et naufrages. A l'ère industrielle, la Loire est, par nature, incapable de satisfaire aux exigences d'une batellerie commerciale moderne.
à suivre
(sources Reflets du Loiret et internet)
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