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22/01/2007

LE VOL DE .....

L'ALBATROS

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Souvent, pour s'amuser, les hommes d'équipage
Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,
Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
Le navire glissant sur les gouffres amers.

A peine les ont-ils déposés sur les planches,
Que ces rois de l'azur, maladroits et honteux,
Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches
Comme des avirons traîner à côté d'eux.

Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule!
Lui, naguère si beau, qu'il est comique et laid!
L'un agace son bec avec un brûle-gueule,
L'autre mime, en boitant, l'infirme qui volait!

Le Poète est semblable au prince des nuées
Qui hante la tempête et se rit de l'archer;
Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l'empêchent de marcher


Charles Beaudelaire

11:40 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook

29/09/2006

JOYEUX AUTOMNE

Hé... ne soyons pas tristes de quitter l'été...
car l'automne est une charmante saison !


Arbres remplis de fruits qu'en cette saison
la nature nous donne généreusement !
Gaieté dans les vignes où les raisins bien mûrs
Sont cueillis en chantant.

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Premiers brouillards et champignons cachés des bois
Nonnettes voilées, bolets bais...
Sous les noyers les enfants cherchent les dernières noix
Que le vent fait tomber.
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Dans un grand champ un percheron retourne la terre
En fumant des nasaux
Pendant qu'une volée d'oiseaux se battent à l'arrière
Pour quelques vermisseaux !
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De temps à autre, des aboiements cassent le silence
Mêlés de coups de feu ...
Cache-toi petite biche des chasseurs sans clémence,
Si tu veux vivre heureuse,
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Dans les sous-bois colorés et les arbres chargés
D'or, de feu et d'argent.
Tes amis les cerfs se battent comme des enragés,
Pour toi, jeune et charmante !
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Pourtant chaque soir le soleil rétrécit sa course
En voyageur pressé.
Et chaque nuit : la Petit' Ours se colle à la Grand' Ours
Sans jamais renoncer !
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Premiers cheveux blancs qu'on voit dans un miroir
Dès l'automne de l'âge,
Derniers vols d'hirondelles qui sentent venir le froid
Et partent vers les plages...
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C'est la rentrée, les marrons sont tombés ; les feuilles
Voltigent au vent du Nord
L'enfant tout joyeux saute, les poursuit et les cueille
En sortant de l'école,
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Et des plus belles couleurs, il s'en remplit les mains,
Puis les porte à sa mère,
Qui pour ne pas décevoir, garde précieusement :
Ce trésor éphémère.

(Jean-Claude Brinette)
lu chez Maya

08:40 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (13) | |  Facebook

19/07/2006

POEMES POUR LES ENFANTS

deux poèmes de Robert DESNOS très appréciés de mes petits fils
LA FOURMI
La Fourmi, un des poèmes du recueil Chantefables et Chantefleurs, a été mis en musique, pour la première fois, par Joseph Kosma et enregistré par Juliette Gréco en 1950 mais Evan et Landry la préfère par "les petits loups du Jazz"
Une fourmi de dix-huit mètres
Avec un chapeau sur la tête,
Ça n'existe pas, ça n'existe pas.
Une fourmi traînant un char
Plein de pingouins et de canards,
Ça n'existe pas, ça n'existe pas.
Une fourmi parlant français,
Parlant latin et javanais,
Ça n'existe pas, ça n'existe pas.
Eh! pourquoi pas?

LE PELICAN
Le Capitaine Jonathan,
Etant âgé de dix-huit ans
Capture un jour un pélican
Dans une île d'Extrême-orient,
Le pélican de Jonathan
Au matin, pond un oeuf tout blanc
Et il en sort un pélican
Lui ressemblant étonnamment.
Et ce deuxième pélican
Pond, à son tour, un oeuf tout blanc
D'où sort, inévitablement
Un autre, qui en fait autant.
Cela peut durer pendant très longtemps
Si l'on ne fait pas d'omelette avant.

ROBERT DESNOS

10:40 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

18/07/2006

UN POETE

Ca nous donne des idées la lecture des blogs. Celui de Renée par exemple....
Robert Desnos (4 juillet 1900 à Paris - 8 juin 1945 au camp de concentration nazi de Terezin, Tchécoslovaquie, du typhus) est un poète français.

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Entre 1918 et 1920, avant son service militaire, il découvre le mouvement Dada et est présenté à André Breton. Il commence à publier et se lance dans toutes sortes d'expérimentation sur le langage.En 1922-1923, il devient un membre actif du groupe surréaliste. André Breton dira : « Le surréalisme est à l'ordre du jour et Desnos est son prophète » Il travaille comme journaliste d'abord à Paris-Soir (1925-1926), puis à Le Soir (1926-1929), à Paris-Matinal (1927-1928) et au Merle. Passionné de cinéma, il publie des chroniques cinématographiques dans divers journaux. Il écrit beaucoup de poèmes durant cette période.
En 1927, lorsque le groupe surréaliste se rapproche du Parti Communiste, Desnos s'éloigne et rompt en 1929. Ses amours se partagent entre Yvonne George, chanteuse de music-hall des années 20 et Youki Foujita avec laquelle il vit à partir de la fin des années 20.
En 1936, il s’efforce d’écrire un poème par jour pendant un an (certains d’entre eux ont été réunis dans État de veille). Dans les années 30 aussi il compose sans les publier des recueils de poèmes pour sa femme Youki, et d'autres, ce qui est assez exceptionnel à l'époque, pour les enfants de ses amis (La Ménagerie de Tristan...) Dans ce même genre, il composera plus tard les célèbres Chantefables et Chantefleurs, devenus des classiques de la poésie enfantine, sans cesse réedités et souvent mis en musique. Il rédige de nombreuses réclames notamment pour la radio, ainsi que le feuilleton Fantomas et des notices pharmaceutiques.
Dès 1934, il participe au mouvement frontiste et adhère aux mouvements d'intellectuels antifascistes. Il abandonne vite ses positions pacifistes, convaincu que, devant la montée des périls, la France doit se préparer à la guerre. Il est l'un des rares intellectuels français à partir au front par conviction. Ainsi écrit-il à sa femme Youki, en janvier 1940 : « J'ai décidé de retirer de la guerre tout le bonheur qu'elle peut me donner : la preuve de la santé, de la jeunesse et l'inestimable satisfaction d'emmerder Hitler. » (Lettre du 20 janvier 1940 à Youki)
Durant l'Occupation, il continue à écrire dans la presse, notamment dans le quotidien fondé par Henri Jeanson, Aujourd'hui. Quand ce journal prend une orientation collaborationniste il décide d'y rester et d'essayer de continuer à utiliser sa plume de journaliste pour essayer d'inviter ses concitoyens à la dignité et à l'espoir. Cela, des critiques moqueuses par exemple de Louis-Ferdinand Céline, une gifle au collaborateur comme Jean Marais lui valent des inimitiés qui tentèrent de le faire passer pour juif, à une époque où cela équivalait à être déporté dans des camps d'extermination. Son activité journalistique lui permet surtout de couvrir ses activités de résistant actif : il est membre du réseau AGIR et de l’équipe des Éditions de Minuit, fondées par Vercors.
Le 22 février 1944, on l'avertit que la Gestapo va venir le prendre mais il refuse que ce soit Youki qui se drogue à l'éther qui subisse les représailles et éventuellement la torture. Il est incarcéré à Compiègne. Malgré les interventions de ses amis, parmi lesquels Georges Suarez, directeur d'Aujourd'hui, il sera déporté au camp de Flöha en Saxe, où il restera un an. Libéré, il s'éteint à Térézin de misère, d’épuisement et du typhus, non sans nous laisser à travers sa correspondance avec sa femme Youki, encore une fois une leçon de courage, d'amour et de liberté. « Ce n'est pas la poésie qui doit être libre, c'est le poète »

Robert Desnos est enterré au cimetière du Montparnasse à Paris.

12:00 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

 
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