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04/07/2007

L'ECOLE EST FERMEE

L'école est fermée
le tableau s'ennuie
et les araignées
dit-on étudient
la géométrie
pour améliorer
l'étoile des toiles
toiles d'araignées
bien évidemment


L'école est fermée
les souris s'instruisent
les papillons lisent
les pupitres luisent,
ainsi que les bancs

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L'école est fermée
mais si l'on écoute
au fond du silence,
les enfants sont là
qui parlent tout bas
et dans la lumière,
des grains de poussière,
ils revivent toute
l'année qui passa,
et qui s'en alla.

Georges Jean

09:00 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (11) | |  Facebook

03/07/2007

IL PLEUT

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Il pleut sur la bergère
Il pleut sur les moutons
J'entends la locotière
Et j'entends les wagons

Dans le fond du vallon
Tout juste une prairie
J'aperçoie unwagon
Une locomotive

Il pleut sur la bergère
Il pleut sur les wagons
C'est le progrès sorcière
La civilisation


Raymond Queneau

14:13 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook

29/05/2007

DE LOUISE à THEOPHILE

Les Œillets rouges

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Si j’allais au noir cimetière,
Frère, jetez sur votre soeur,
Comme une espérance dernière,
De rouges œillets tout en fleurs.

Dans les derniers temps de l’Empire,
Lorsque le peuple s’éveillait,
Rouge œillet, ce fut ton sourire
Qui nous dit que tout renaissait.

Aujourd’hui, va fleurir dans l’ombre
Des noires et tristes prisons.
Va fleurir près du captif sombre,
Et dis-lui bien que nous l’aimons.

Dis-lui que par le temps rapide
Tout appartient à l'avenir
Que le vainqueur au front livide
Plus que le vaincu peut mourir.


poème d'adieu écrit par Louise Michel est dédié à Théophile Ferré personnalité de la Commune de Paris exécuté à Satory près de Versailles en novembre 1871.

10:40 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook

19/05/2007

Le MOT

Braves gens, prenez garde aux choses que vous dites.
Tout peut sortir d'un mot qu'en passant vous perdîtes;
Tout, la haine et le deuil. Et ne m'objectez pas
Que vos amis sont sûrs et que vous parlez bas.
Écoutez bien ceci: Tête à tête, en pantoufle,
Porte close, chez vous, sans un témoin qui souffle,
Vous dites à l'oreille au plus mystérieux
De vos amis de coeur, ou si vous l'aimez mieux
Vous murmurez tout seul, croyant presque vous taire,
Un mot désagréable à quelque individu.
Ce mot que vous croyez qu'on n'a pas entendu,
Que vous disiez tout bas, dans un lieu sourd et sombre,
Court, à peine lâché, part, bondit, sort de l'ombre.
Tenez: il est dehors, il connaît son chemin,
Il marche, il a deux pieds, un bâton à la main,
De bons souliers ferrés, un passeport en règle,
Au besoin, il prendrait des ailes comme l'aigle.
Il vous échappe, il fuit, rien ne l'arrêtera.
Il suit le quai, franchit la place, et coetera,
Passe l'eau sans bateau dans la saison des crues,
Il va tout à travers un dédale de rues,
Droit chez le citoyen dont vous avez parlé;
Il sait le numéro, l'étage, il a la clef,
Il monte l'escalier, ouvre la porte, passe,
Entre, arrive et railleur, regardant l'homme en face
Dit: "Me voilà! Je sors de la bouche d'un tel!
Et c'est fait: vous avez un ennemi mortel.

Victor Hugo

09:50 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

 
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