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19/06/2008

JUIN 1968 - C'EST LA REPRISE.....

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17 - 18 JUIN 

Comme tous les lundis depuis le début de la grève, 25 000 salariés sont rassemblés  à Billancourt. Aimé Halbeher, secrétaire du Syndicat CGT, fait état du résultat des négociations, qu’il juge positives. La reprise du travail est votée. Le 18 juin au matin, 15 000 travailleurs rentrent en cortège dans les ateliers de l’Ile Seguin. Des résultats analogues sont enregistrés dans les autres usines du groupe Renault.

19 JUIN

Les « Lions » de Peugeot et les travailleurs de Berliet reprennent le travail après 35 jours de grève.

21 JUIN

La Saviem rentre à son tour, puis Citroën qui a lâché 12 à 14% d’augmentation et reconnu la liberté syndicale dans l’entreprise.

26 JUIN

Les dernières poches de conflit se résorbent peu à peu : Usinor-Dunkerque, Caterpilar à Grenoble, Paris-Rhône reprennent le travail. Le 27 Juin ce sera au tour de l’ORTF où la grève ne se terminera réellement que le 12 Juillet.

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à la SONOFRAM à Bonneuil sur Marne
après 46 jours de grève - reprise le 27 Juin
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Une forêt de bras levés

pour acclamer les succès remportés

à SUD AVIATION à Marignane

17/06/2008

JUIN 1968 – SOLIDARITE – FRATERNITE – LA LUTTE N’EST PAS TERMINEE

8 JUIN 

La solidarité se développe autour des usines encore en grève et en particulier autour des métallos. Un peu partout, les patrons de la métallurgie organisent des « consultations » des salariés pour tenter de casser le mouvement de grève. Les heurts se succèdent autour de l’usine de Flins, occupée par la police et cible de certains groupes d’étudiants qui y organisent marches et manifestations.

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10 JUIN

 Nouvelle manifestation à Flins. Un jeune lycéen Gilles Tautin meurt noyé. L’annonce de ce tragique évènement met en effervescence le Quartier Latin.  Une manifestation d’étudiants se heurtent aux CRS. On compte une centaine de blessés.

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11 JUIN 

 Chargée de « nettoyer » les usines Peugeot, la police intervient violemment à Montbéliard. Deux ouvriers tombent : Jean Beylot 24 ans, tué par balles et Henri Blanchet 49 ans, frappé par une grenade offensive, succombera le 13 Juin. La CGT appelle à un arrêt national de travail pour le lendemain 5 heures.

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12 JUIN

 L’ampleur de la protestation fait reculer le pouvoir qui retire la police des usines Peugeot à Sochaux et Renault à Flins. Les négociations sont relancées dans la métallurgie.  

14-16 JUIN 

Peu à peu le gouvernement fait régner l’ordre au Quartier Latin : l’Odéon et la Sorbonne sont évacués par la police. Le mai étudiant s’achève.

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16/06/2008

JUIN 1968 – LA LUTTE CONTINUE

1er JUIN

Les négociations se poursuivent dans les branches. Dans certaines, des accords importants  sont signés et la consultation des grévistes est en cours. C’est le cas notamment à EDF-GDF, dans les arsenaux, le pétrole, le papier-carton, l’agriculture, le textile, l’habillement, le verre, la chaussure, les transports routiers. Dans d’autres les discussions sont difficiles et rien n’est encore acquis, comme dans la métallurgie, le caoutchouc, le bâtiment, la Fonction publique ou encore la SNCF et à la RATP.

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3 JUIN

Intervention de la police à l’ORTF avec l’aide de non grévistes. L’intersyndicale déclare « qu’elle ne cautionne pas le journal télévisé de 20 heures » repris en main par le pouvoir. Les négociations sont toujours bloquées dans la métallurgie et les services. En soirée des discussions s’engagent dans la métallurgie parisienne.

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4 JUIN

Les négociations se poursuivent tous azimuts et, peu à peu, des accords importants sont imposés au gouvernement et au patronat. Dans toutes les branches et secteurs où des accords sont signés, les grévistes sont consultés sur leur contenu. Un mouvement de reprise du travail se dessine.

5-6 JUIN

Après accord et consultation des salariés en grève, le travail reprend à EDF-GDF, dans les mines, la sidérurgie, les arsenaux, à la SNCF, dans certains secteurs de la Fonction publique, à la Sécurité sociale, dans les transports urbains et les banques.

7 JUIN

Les négociations sont toujours âpres dans la métallurgie. La police intervient à l’Usine Renault de Flins où des bagarres éclatent. Dans les PTT où un accord a été signé, le travail reprend. Le général de Gaulle est interviewé par Michel Droit à la télévision, alors que la majorité des personnels de l’ORTF poursuivent la grève.

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10/06/2008

MAI 68 - L'HEURE DES NEGOCIATIONS ....

24 MAI

Les grévistes manifestent à Paris et dans de nombreuses villes de province. Dans certaines régions, comme à Limoges et Mont de Marsan, ouvriers et paysans tiennent un meeting commun et manifestent ensemble. A 20 heures, le général de Gaulle s’adresse aux Français par radios et télévision interposées. Il annonce l’organisation d’un référendum pour le mois de juin. Le Premier Ministre propose, par communiqué, d’engager des négociations sociales dès le lendemain. A Paris une manifestation d’étudiants débouche sur une nouvelle nuit des barricades au Quartier  latin.

25 MAI

15 Heures : les premières négociations s’ouvrent au ministère des Affaires sociales, rue de Grenelle. Face à face, la délégation gouvernementale conduite par le Premier ministre. Le CNPF  et trois délégués des PME ,

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six organisations syndicales (CGT, CFDT, FO, CGC , CFTC, FEN).
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 Dans la soirée, le patronat lâche sur le SMIG : salaire horaire porté à 3 Frs, soit une augmentation de 35%. Sur l’ensemble des salaires et les autres points en négociation, les discussions sont beaucoup plus ardues. En ce qui concerne le secteur public et nationalisé, des commissions paritaires sont mises en place, pour négocier sous l’égide des ministères de tutelle.

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26 MAI

Interrompues au petit matin, après 4 heures, les négociations reprennent à 16H30. D’entrée, Georges Séguy, au nom de la CGT lit une résolution adoptée par la commission administrative de la Confédération. La discussion se fait âpre et les suspensions de séance se succèdent. Le Gouvernement joue une rupture du front syndical.

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27 MAI

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Les négociations ont duré toute la nuit. A 8 heures, un procès verbal sanctionnant les discussions qui ont duré près de vingt heures, est rédigé. Il comporte des acquis importants, mais reste vague sur de nombreuses revendications : le SMIG horaire est porté à 3 Frs – les salaires sont augmentés de 10 %, les jours de grève indemnisés à 50% - le ticket modérateur de la Sécurité Sociale réduit de 5% - la section syndicale d’entreprise est instaurée. Pas d’engagements concrets sur la réduction du temps de travail, les ordonnances de la Sécurité sociale, l’emploi et la formation professionnelle. Le « constat de Grenelle » va être présenté aux grévistes et d’abord à ceux de Renault Billancourt rassemblés en meeting dans le grand hall de l’Ile Seguin. Leur décision est nette : la grève continue. Les négociations se poursuivent dans le secteur public. Dans la soirée une manifestation organisée par l’UNEF se déroule au stade Charléty à Paris. Y participent entre autres : la CFDT, le PSU, la FGDS (Fédération de la gauche démocrate et socialiste), des personnalités politiques, comme Pierre Mendès-France et François Mitterrand.

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28 MAI

La poursuite de la grève se confirme dans tout le pays. La CGT propose une rencontre aux autres organisations Syndicales. Face à leur refus, elle appelle les grévistes à manifester le 29 Mai dans tout le pays.

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 29 MAI

A l’appel de la CGT, une soixantaine de manifestations se déroulent à Paris et dans toutes les grandes villes du pays. Des négociations s’ouvrent dans les branches professionnelles. La CFDT fait appel à   Pierre Mendès-France. De Gaulle reçoit le général de Boissieu à  à l’Elysée et se rend à Baden-Baden où il rencontre le général Massu. Des rumeurs de mouvements de chars circulent dans Paris.

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30 MAI

Les négociations sont toujours au point mort dans le secteur public et piétinent dans les tranches professionnelles. A 16H30 le général de Gaulle intervient à la radio et annonce la dissolution de l’Assemblée Nationale et des élections générales  pour le mois de juin. Dans la soirée, à l’appel des comités de défense de la République (CDR) créés quelques jours plus tôt, une manifestation nationale de soutien au Général de Gaulle se déroule sur les Champs Elysée, noirs de monde. D’importantes manifestations unitaires se déroulent en province. Les contacts de multiplient entre les forces de gauche, politiques et syndicales.

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31 MAI

Le Président de la république et le Premier ministre présentent le nouveau gouvernement : neuf ministres sont remerciés et des portefeuilles échangés. Les grévistes sont toujours entre 8 et 9 millions. Le mouvement étudiant commence à refluer.

(sources "un mois de mai très occupés" et "VO éditions le Temps des Cerises")

 

 
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