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18/06/2007

FEMMES ET HOMMES CELEBRES DU LOIRET - Claude LERUDE

Claude LERUDE, un héros de la Résistance

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"Ma chère maman...rassure ceux qui pensent à moi, mais je ne veux pas être plaint. Je savais ce que je faisais et je ne suis pas une pauvre victime. La vie est belle quand on est d'accord avec son intelligence, en harmonie avec l'Intelligence qui gouverne le monde...".
Ecrits à sa mère, le 23 janvier 1944, de sa cellule de la prison allemande, rue Eugène Vignat à ORLEANS, ces mots courageux témoignent de la profonde foi religieuse et de l'intense conviction patriotique qui animent le jeune Claude Lerude, âgé de 23 ans, arrêté, sur trahison, le 16 janvier à son domicile orléanais.
En 1939, chargé, à Orléans, comme caporal, d'un groupe d'insoumis, il leur impose son autorité bienveillante et énergique. Au début du régime de Vichy, responsable d'un Chantier de jeunesse, il entraîne dans son dynamisme 200 jeunes recrues de 18 à 20 ans.
En octobre 1942, son entrée résolue en résistance, se veut digne de l'exemple de son père gazé de la Grande guerre qu'il perd à 8 ans et s'inscrit dans ses engagements de jeunesse. Scout-routier, Claude Lerude devient un chef à l'incontestable ascendant.
En 1943, soutenu par quelques anciens camarades de lycée et du scoutisme, il devient le chef charismatique du mouvement "Vengeance" pour 5 départements, sous le pseudonyme de Paul VIII. Dans tout le Loiret, il fonde plusieurs groupes de résistance et organise des Corps francs qui comptent, début 1944, quelque 3000 hommes.
Mi-janvier 1944, arrêté et torturé par la Gestapo, Claude Lerude n'avoue rien et réussit, vers le 15 février, à transmettre à ses camarades un message contenant ses consignes pour la sauvegarde du mouvement et qui se termine par un "On les aura, Merci !".
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Le 12 mars, jour anniversaire de son père, il écrit à sa mère "sa bague et sa montre me rappellent le soldat qu'il fut. Peut-être que lui n'aurait pas été un vaincu et n'aurait pas fini la guerre comme prisonnier mais il aurait été le premier à lutter..."
Claude Lerude est transféré, le 25 mars, à Fresnes puis déporté à Neuengamme.
Le 7 mai 1945, il meurt d'épuisement à Ludwigslust dans le sud du Mecklembourg. Les troupes alliées lui rendent alors les honneurs.
Son dernier message à sa mère, écrit le 16 août 1944, était d'une piété toute filiale, "mon coeur est auprès de toi à Orléans ...Nous nous retrouverons toujours tous les deux en Dieu".

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Claude Lerude en 4 dates
2 juin 1920 : Naissance à Orléans.
Octobre 1942 : Entrée dans la Résistance.
16 janvier 1944 : Arrestation par la Gestapo.
7 mai 1945 : Décès à Ludwigslust (Allemagne).

(Sources : Reflets du Loiret - Conseil Régional Loiret)

28/05/2007

MIRACLE !!!!!!

Colombe messagère, sable magique, guérisons impossibles, voyages fabuleux... De nombreux "miracles" émaillent l'histoire du Loiret. Des tours de passe-passe, que ne renierait pas Harry Potter.......
Où quand la légende embellit l'Histoire.


Saint Aignan contre Attila. Miracles et religion sont généralement associés.
Deux évêques d'Orléans, saint Euverte et saint Aignan
en furent ainsi, selon la légende, les heureuses victimes. Le premier aurait été désigné par une colombe venue à plusieurs reprises se poser sur sa tête, alors que le clergé et les fidèles orléanais, en 357, se cherchaient un évêque. Un siècle plus tard, saint Aignan, dit-on, sauva la ville, assiégée par Attila, en jetant vers les envahisseurs des poignées de sables qui se transformèrent en autant de nuées de guêpes.
Un des miracles des plus spectaculaires remonte aux alentours de 1248. A cette époque, quatre barons partis en croisade furent capturés en Egypte et condamnés à être pendus. Ils s'en remirent à la providence divine et après s'être endormis dans leur prison, se réveillèrent en l'église Sainte-Croix d'Orléans. Un récit plus populaire relate aussi l'aventure survenue, au XVIIe siècle, à Riblet, paysan injustement jeté aux oubliettes, par le seigneur de Loury. Celui-ci, ayant invoqué Notre Dame du Bourgneuf, fut miraculeusement transporté, devant sa chapelle.
Navigations miraculeuses. Les translations de saints personnages ont souvent été l'objet de navigations miraculeuses. Dans le Loiret, cela se produisit avec les reliques de saint Benoît qui, mises en sûreté à Orléans, furent, en 725, confiées à un bateau qui remonta à contre-courant jusqu'à Saint-Benoît-sur-Loire. Dans le même genre, la dépouille de saint Ythier, évêque de Nevers, déposée dans une embarcation également livrée aux flots, accosta à Dampierre-en-Burly tandis que le reliquaire de sainte Félicule que se disputaient les seigneurs de Gien et de Briare choisit lui de s'échouer à Gien.
Pour finir, impossible de ne pas parler des guérisons miraculeuses. Au Ve siècle, plusieurs moines partis de l'abbaye de Micy, à Saint-Pryvé-Saint-Mesmin, Lyé, Avit, Frambour, Liphard, en auraient de leur vivant réalisé. Leurs tombeaux gardèrent les mêmes pouvoirs, notamment celui de saint Mesmin, à La Chapelle-Saint-Mesmin. Des statues ont aussi des vertus bénéfiques. Dom Morin, en 1630, mentionne les miracles survenus grâce à Notre Dame de Lorris : paralysés ou muets retrouvant l'usage de leurs membres et la parole... Et même des enfants ressuscités !

(sources internet - Conseil Gal Loiret)

26/05/2007

DEVOIR DE MEMOIRE..... C'ETAIT EN MAI ....

La rafle du Billet Vert
En mai 1941, 6 500 juifs étrangers, résidant dans la région parisienne, reçoivent une convocation pour se rendre dès le lendemain matin dans différents lieux parisiens accompagnés d'un parent ou d'un ami, pour «examen de situation». A leur arrivée, chaque homme convoqué doit remettre sa carte d'identité. 3 700 hommes vont se présenter. Ils seront internés dans les camps de Pithiviers et Beaune-la-Rolande et y passeront un an avant d'être envoyés à Auschwitz. La plupart de ces hommes s'étaient engagés pour sauver la France qui les avait accueillis depuis les années 20 ou 30. Ils ne pouvaient pas s'imaginer que la police française viendrait elle-même les interner.

Le CERCIL (centre d'étude et de recherche sur les camps d'internement du Loiret) a été créé en 1991 avec pour mission d'approfondir la connaissance de l'histoire des camps et notamment des trois camps du Loiret, ceux de Pithiviers, Beaune-la-Rolande et Jargeau. Plus de 18 000 juifs ont été internés dans ces camps dont 4 000 enfants entre 1941 et 1943. A partir d'août 1942, tous les enfants seront déportés et gazés à leur arrivée dans les camps d'extermination, à la demande du régime de Vichy.

25/05/2007

FEMMES ET HOMMES CELEBRES DU LOIRET - Alphonse de Lamartine

Alphonse Marie Louis de Prat de Lamartine poète, écrivain, historien, et homme politique français né à Mâcon le 21 octobre 1790 et mort à Paris le 28 février 1869.

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« Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !
Suspendez votre cours :
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours ! »
(Le Lac)


« Où l'amour disparu dans l'ombre du trépas
Laisse partout pour moi l'empreinte de ses pas
Et colore à mes yeux vos flots et vos collines
Ou d'un deuil secret, ou de splendeurs divines. »
(Le Retour)


En 1849, Lamartine est élu député de Gien.
Cependant, une fois installé au Palais Bourbon, le grand homme brillera surtout par son absence auprès de ses électeurs qui le réclament.
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"Le Loiret, par l'initiative qu'il a prise est le département de ma sympathie et mes affections. Son importance, sa proximité de Paris, l'ardeur avec laquelle on veut bien s'occuper de ma candidature me font vivement désirer d'y être élu et d'en être le représentant définitif".
Ces paroles furent prononcées par Lamartine en apprenant que notre département l'avait choisi pour remplacer un certain Roger, décédé du choléra à Paris et qui venait d'être élu en 1849 député de Gien.
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A ces mêmes élections, le poète avait été lui battu dans sa ville natale de Mâcon où il était député depuis 1833. Le Loiret lui permet finalement de retrouver son siège à l'Assemblée avec 23006 voix en sa faveur contre 7309 à son principal concurrent. Cela explique pourquoi de nombreuses rues à Orléans, Pithiviers et dans bien d'autres communes du département portent en hommage le nom de Lamartine. Cependant, une fois élu député, le grand homme brilla surtout par son absence.
A plusieurs reprises, les électeurs ou les maires lui demandèrent de venir présider des cérémonies officielles mais à chaque fois il répondait : " Je suis très pris, je ne peux pas mais je vous promets que je serais des vôtres la prochaine fois ". Il prit malgré tout un jour l'engagement ferme d'être présent à une manifestation patriotique à Pithiviers. Au dernier moment, il s'excusa, victime disait-il d'une crise de rhumatisme. Mais la rumeur colporta que le grand homme était en fait à Londres ce qui fut du plus mauvais effet pour la réputation locale du député fantôme.
Toutefois, peu rancuniers, de nombreux Orléanais envoyèrent leur offrande à la souscription lancée en sa faveur par Napoléon III en 1858 au moment de la mise en vente de ses biens. A sa mort, en 1869, le Journal du Loiret eut un jugement sévère : "Un bonheur à manqué à M. de Lamartine, celui de mourir plus tôt. Il s'est longtemps survécu à lui-même et malheureusement sans dignité. Ainsi, souvent les parlementaires cohabitent mal avec les grands hommes. Chacun doit jouer dans sa série ; mélanger les genres est souvent un art difficile ; bien peu y réussissent. En tout cas, M. de Lamartine a échoué totalement".

Lamartine en 5 dates
1790 : naissance à Mâcon.
1836 et 1838 : parution de Jocelyn et de La Chute d'un ange.
1849 : élu député du Loiret.
1869 : décès à Paris.

(sources internet - Conseil Gal Loiret)

 
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