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11/07/2007

FEMMES ET HOMMES CELEBRES DU LOIRET - Mirabeau

Mirabeau, le révolutionnaire du Bignon
C'est dans le Loiret, au château du Bignon, qu'est né Mirabeau, Après une jeunesse mouvementée, il deviendra un orateur brillant et un homme politique de premier plan pendant la période révolutionnaire.

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Membre honoraire du club des laids de Londres ! Voilà l'un des titres de gloire méconnus de Mirabeau si l'on en croit Victor Hugo. A l'origine le petit Mirabeau est né le 9 mars 1749, non loin de Ferrières, au château du Bignon.
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Ses ancêtres sont les Riquetti de Mirabeau, originaires de Florence et venus s'installer à Marseille au XIIe siècle. Afin de le corriger de son indiscipline obstinée son père lui choisit tout d'abord la carrière des armes.
Puis par des lettres de cachet, il va même jusqu'à le faire enfermer successivement à l'île de Ré, en Corse, au château d'If et dans celui de Joux près de Pontarlier. C'est là qu'il fait la connaissance de Sophie, épouse du marquis de Monnier. Entre eux, le coup de foudre est immédiat. Après le scandale produit par la découverte de leur liaison, les deux amants s'enfuient en 1776 en Hollande. Les fugitifs sont démasqués un an plus tard et Mirabeau est incarcéré au donjon de Vincennes. A sa sortie, il va tardivement retrouver Sophie en 1781 dans le couvent où elle est enfermée avant de disparaître définitivement quatre jours plus tard. La jeune femme se suicidera finalement dans sa retraite de Gien le 9 septembre 1789.
A cette époque, Mirabeau est devenu un personnage central de la Révolution.
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En effet, orateur le plus brillant des Etats Généraux, puis de l'Assemblée nationale constituante, il contribue notamment dès les premiers jours de mai 1789 à instaurer la liberté de la presse.
Cependant, quoique instigateur de la mise à disposition de la nation des biens du clergé, il voulut devenir le sauveur de la monarchie. Mal lui en pris car il fut accusé de trahison par ses collègues députés qui avait découvert son rôle de conseiller secret à la Cour et les subventions qu'il recevait du roi pour protéger les intérêts royaux. Malgré cela, sa popularité resta quasiment intacte mais il mourut brusquement alors qu'il venait d'être nommé à la présidence de l'Assemblée.
La mémoire collective se souvient de Mirabeau pour sa déclaration apocryphe lors de la séance royale du 23 juin 1789, à Henri-Évrard de Dreux-Brézé, grand maître des cérémonies, venu apporter l'ordre de dissolution de l'Assemblée constituante signé par le roi Louis XVI et que le Moniteurrapporte deux jours plus tard en ces termes :
« Oui, Monsieur, nous avons entendu les intentions qu'on a suggérées au Roi ; et vous qui ne sauriez être son organe auprès des États-Généraux, vous qui n'avez ici ni place ni voix, ni droit de parler, vous n'êtes pas fait pour nous rappeler son discours. Cependant, pour éviter toute équivoque et tout délai, je vous déclare que si l'on vous a chargé de nous faire sortir d'ici, vous devez demander des ordres pour employer la force ; car nous ne quitterons nos places que par la puissance des baïonnettes. »
Pour célébrer ce grand homme d'Etat, le nom de Mirabeau fut plus tard rajouté au Bignon par arrêté préfectoral. Et le Bignon devint ainsi le Bignon-Mirabeau.

Mirabeau en 4 dates
1749 : Naissance au château du Bignon, près de Ferrières.
1774 : Emprisonnement au château d'If.
1789 : Il s'impose aux Etats Généraux comme chef des patriotes.
1791
: Meurt alors qu'il est président de l'Assemblée nationale Constituante.

10/07/2007

FEMMES ET HOMMES CELEBRES DU LOIRET

Henri Gaudier-Brzeska, un sculpteur génial, mort en héros
Le 5 juin 1915 la France et le Loiret perdaient sur un champ de bataille, près de Neuville-Saint-Vaast, un sculpteur de génie Henri Gaudier- Brzeska. Une personnalité fascinante.

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Un brave parmi les braves. "Gaudier est irremplaçable. Personne n'est apparu capable de prendre sa succession. Brancusi continua seul la conquête du marbre." Voilà ce qu'écrit Ezra Pound, l'ami d'Henri Gaudier-Brzeska, neuf ans après la disparition de celui-ci, en pleine bataille de l'Artois, près de Neuville-Saint-Vaast, il y a 92 ans. Le sergent Gaudier, né à Saint-Jean-de-Braye en 1891, n'a alors que 23 ans. Il meurt en héros, suscitant, d'autres éloges, militaires ceux-là, faisant référence à sa bravoure, à son intelligence et à la haute idée qu'il avait de ses devoirs...
Mais ce jour-là, le pays perdait plus qu'un soldat exemplaire, d'ailleurs longtemps emmuré dans un anarchisme et un antimilitarisme forcené...Le véritable héritage d'Henri Gaudier-Brzeska, c'est parmi les collections du British Museum, du Tate Gallery, des musées de Chicago, New-York ou Ottawa, ainsi que du musée national d'art moderne de Paris, voire du Musée d'Orléans qu'il faut le chercher ! Car le jeune abraysien a accompli, de 1911 à 1914, une oeuvre particulièrement abondante qui le place parmi les précurseurs de la sculpture moderne.
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Un talent exceptionnel. En trois années d'une prodigieuse activité, il aura en effet créé plusieurs milliers de dessins et plus de 80 sculptures !
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Avec un talent des plus prometteur qui laisse supposer qu'il serait probablement devenu l'un des grands artistes de notre époque. Un talent qu'il exerce dès sa prime jeunesse (il réalise la première de ses oeuvres à l'âge de 11 ans) puis, plus tard, alors qu'il prépare en voyageant une carrière commerciale (Grande-Bretagne, Allemagne).
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En 1910, à Paris, il décide d'abandonner définitivement la voie des affaires pour celle des arts et se consacre à la sculpture.
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C'est toutefois à Londres, où il émigre en 1911 avec sa compagne polonaise Sophie Brzeska, que son talent artistique s'épanouit.
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Avant son retour en France, pour s'engager dans la guerre de 14.
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Précocité, audace, goût de l'aventure et de la bohème, anticonformiste, caractère entier, destin tragique et surtout puissance créative : une personnalité fascinante en somme !
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Henri Gaudier-Brzeska en 4 dates
1891 : naissance à Saint-Jean-de-Braye.
1911-1914 : période de vaches maigres mais d'intense créativité à Londres.
Septembre 1914 : incorporation dans un régiment d'infanterie.
5 juin 1915 : mort au front, à Neuville-Saint-Vaast.

09/07/2007

FEMMES ET HOMMES CELEBRES DU LOIRET

Henri Becquerel, père de la radioactivité
Originaire de Châtillon-Coligny, Henri Becquerel a reçu le 10 décembre 1903 le prix Nobel de Physique pour sa découverte de la radioactivité spontanée. Le point d'orgue d'une vie dédiée entièrement à la science.

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"C'était un pur hasard." C'est ainsi qu'Henri Becquerel, originaire par sa famille de Châtillon-Coligny (45), évoquait modestement sa découverte qui lui permit pourtant de recevoir le prix Nobel de Physique le 10 décembre 1903. Un prix qu'il partagea avec Pierre et Marie Curie
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pour "la découverte de la radioactivité spontanée".
Cette récompense glorieuse est le point d'orgue d'une vie comme il disait "toute entière consacrée au culte des sciences".Tout a commencé en 1896. Chercheur d'une puissance de travail considérable et de plus fin expérimentateur, Henri Becquerel tentait alors de déterminer si la phosphorescence des sels d'uranium et les rayons X étaient de même nature. Il exposait donc ces sels au soleil puis les plaçait sur une plaque photographique. Quand la grisaille survint ! Patient, il rangea le matériel dans son bureau. Deux jours s'écoulèrent. Minutie ou hasard, les plaques neuves ont été développées. Stupéfaction ! Elles étaient impressionnées comme si elles avaient été exposées à la lumière du jour. Les sels d'uranium placés dans le même tiroir avaient émis des rayons invisibles, assez puissants pour franchir l'emballage.
Une prédisposition familiale sans doute car son grand-père, Antoine-César, et son père, Alexandre-Edmond, étaient deux grands physiciens du 19ème siècle. C'est à Paris, en 1852, qu'est né Henri Becquerel, dans le laboratoire parisien de son grand-père, au 57 rue Cuvier. Il est élevé dans les dédales du Museum d'Histoire Naturelle car son père y avait une chaire de Physique. Cette chaire deviendra d'ailleurs aussi la sienne en 1892, après avoir été nommé quelques années plus tôt, en 1889, à l'Académie des Sciences.
Dans les années suivant sa récompense, Henri Becquerel a continué ses travaux en collaboration étroite avec les Curie. Victime d'une crise cardiaque, il disparaît cependant brutalement au Croisic, le 24 août 1908, à l'âge de 56 ans. Depuis il repose dans la tombe familiale à Châtillon-Coligny où se trouve toujours la maison des Becquerel, "Les Chiaulins".
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En sa mémoire, la Conférence Internationale des Poids et Mesures a remplacé le 2 juin 1975, pour la radioactivité, le curie par le becquerel qui représente une désintégration par seconde.

Henri Becquerel en 4 dates
15 décembre 1852 : naissance à Paris.
1er mars 1896 : découverte des "rayons uraniques" (radioactivité).
14 novembre 1903 : prix Nobel de Physique.
24 août 1908 : Décès au Croisic.

22/06/2007

HOMMES ET FEMMES CELEBRES DU LOIRET - Mac Mahon

Mac Mahon, un Maréchal Président à Montcresson
Premier Président de la République, c'est dans le Loiret, à Montcresson, que Mac Mahon a terminé sa vie. Des batailles de Magenta et Sébastopol au Palais de l'Elysée, histoire d'un homme qui a marqué l'histoire.

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"J'y suis, j'y reste..." Voilà une formule, prononcée par Mac Mahon lors de la campagne de Crimée, le 6 septembre 1855, qui est restée célèbre dans notre histoire au même titre que le mot de Cambronne. Quelques années plus tard, en juin 1859, vainqueur des Autrichiens à la bataille de Magenta, Mac Mahon sera d'ailleurs fait Maréchal de France, duc de Magenta. Le début de la gloire pour le 16e enfant d'une famille qui en compta 17. Un enfant qui, dès sa naissance avait déjà un point commun avec notre département puisque c'est au château de Sully non pas dans le Loiret mais en Saône-et- Loire qu'il vit le jour, en juin 1808. Irlandais par ses ancêtres, le jeune Mac Mahon destiné alors à une carrière ecclésiastique choisit finalement l'armée. Bien lui en prend car, de l'Algérie à Magenta en passant par la Crimée, il parvient à s'y illustrer de manière remarquable, se distinguant notamment par sa bravoure et son mépris du danger ce qui lui vaut donc de décrocher son bâton de Maréchal.
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Cependant, lors de la guerre de 1870, il est fait prisonnier après avoir été battu à Freschwiller et Sedan. Libéré l'année suivante, il est nommé par Thiers, commandant en chef de l'armée de Versailles. Mais, non content de mettre sa vie en péril sur les champs de bataille, Mac Mahon décide parallèlement, en 1856, de se lancer en politique. Monarchiste, il est malgré tout nommé sénateur par Napoléon III puis gouverneur de l'Algérie de 1864 à 1870. L'année 1873 est celle de la consécration, puisque l'assemblée nationale, après avoir contraint Thiers à la démission en votant un ordre du jour qui lui était hostile, élit Mac Mahon Président sans que celui-ci soit même véritablement candidat.
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Grâce à la loi du Septennat votée en novembre 1873, il entame un mandat de sept ans et s'installe au Palais de l'Elysée en 1874. Avec lui et l'amendement Wallon, la présidence de la république est née et prend une valeur constitutionnelle. Président monarchiste et déjà obligé de cohabiter avec des majorités républicaines, Mac Mahon démissionne le 30 janvier 1879. Il achève alors paisiblement sa vie, partageant son temps entre son hôtel parisien et le château de La Forêt à Montcresson près de Montargis où il s'éteint le 10 octobre 1893, à la suite d'un refroidissement.
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Mac Mahon en 4 dates
13 juin 1808 : naissance en Saône-et-Loire.
4 juin 1859 : victoire de Magenta.
24 mai 1873 : élu Président.
10 octobre 1893 : meurt dans son château du Loiret.

(sources internet - Conseil Gal Loiret)

 
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