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22/07/2007

LA BEAUCE ET LA BRIE SONT LES DEUX MAMELLES DE LA FRANCE

Il y a quelques semaines nous sommes allés têter une des deux mamelles, LA BEAUCE.

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La couleur du ciel à notre départ n'était guère propice à cette randonnée, mais sans être téméraires, nous sommes des braves et c'est d'un tour de roues décidé que nous sommes partis par ce mercredi nuageux et venteux. Bien nous en a pris puisque les nuages, sans doute poussés par le vent nous ont dégagé de grands pans de ciel bleu.
Notre première visite a été pour les nouveaux moulins de Beauce du côté de TOURNOISIS (45). Plusieurs scènes du film "Canicule" d'Yves Boisset, sorti en 1983 ont été tournées sur le territoire de la commune.

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Là où les blés ondulaient
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Direction les vieux moulins de Beauce
OZOIR-LE-BREUIL (28)
Moulin à vent de Frouville Pensier

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Un phare dans l'océan des blés de la Beauce de Zola ! Le dernier moulin à vent en pierre d'Eure-et-Loir en état de marche !
Les origines de Frouville (ou Frouvilla) remontent à 1274. Moulin pivot seigneurial jusqu'en 1762, il brûla en 1822. Reconstruit en pierre en 1826 par Crignon d'Ouzouer, député du Loiret, il s'arrêta de moudre en 1914. Délaissé jusqu'en 1982, puis restauré par l'association de sauvegarde, il a retrouvé sa jeunesse et sa vocation première : écraser le blé.

Celui de LIGNEROLLE (45) type "moulin-pivot".
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Dans ce type de moulin, c'est l'ensemble de la cage qui est orientée au vent, manoeuvre réalisée du sol grâce à une grande pièce de bois, la "queue du moulin".
Ses ailes posées à terre ont servi de siège aux loupiots
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On a poussé notre route un peu plus loin au pays enchanté de l'enfance du chéri
Le moulin de MACHELAINVILLE (28) dont il ne reste que les murs
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(à suivre)

17/07/2007

FEMMES ET HOMMES CELEBRES DU LOIRET -

Max Jacob, un poète à Saint-Benoît-sur-Loire
Intellectuel, poète et mystique inclassable, Max Jacob a marqué de son empreinte Saint-Benoît-sur-Loire où il avait choisi de s'isoler pour sa retraite spirituelle.

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"Les gens de l'Orléanais sont raisonnables, intelligents et doux. Je ne les vois jamais qu'en traversant la ville pour gagner la poste." écrit en 1921 Max Jacob à son ami André Salmon. La ville en question est la petite cité ligérienne de Saint-Benoît-sur-Loire dans laquelle il a choisi de se retirer. Max Jacob est alors âgé de 45 ans.
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Né à Quimper en 1876 dans une famille israélite, il est à cette époque un écrivain connu et reconnu. Il a vécu à Montmartre, au fameux Bateau Lavoir, où il fréquentait un cercle d'artistes et d'écrivains qui deviendront célèbres par la suite : Picasso, Apollinaire, Cocteau...
En 1917, il a publié un recueil de poèmes en proses "Le Cornet à dés" qui lui apporte le succès et le place au rang de précurseur du surréalisme.
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Parallèlement à son œuvre d'écrivain, essentiellement des poésies où il démontre son incomparable talent de jongleur de mots (La Défense de Tartuffe, 1919, Cinematoma, 1920, Le Laboratoire central et le Roi de Béotie, 1921, L'Art poétique et Le Cabinet noir, 1922, Filibuth ou la montre en or et La Couronne de Vulcain, 1923, etc...). Max Jacob, qui s'était essayé à la peinture à son arrivée à Paris, va se consacrer de plus en plus à cet art.
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A partir de 1919, il exposera régulièrement ses gouaches qui lui procureront les ressources que l'écriture ne lui apporte pas. Elles sont inspirées par des paysages de Bretagne, de Paris ou du Val de Loire, par les fresques romanes qu'il admire ou par les scènes de cirque qu'il affectionne particulièrement.
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Jusqu'en 1921, Max Jacob fréquente la bohème montmartroise et se lie avec la plupart des écrivains et artistes du moment. L'amitié de Cocteau sera indéfectible ; Modigliani fera de lui des portraits émouvants.
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Converti au catholicisme en 1909 suite à une apparition du Christ, puis baptisé en 1915 avec Picasso pour parrain, il choisit de s'isoler à Saint- Benoît en 1921.
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Voulant échapper à l'existence de vibrion qu'il ne peut s'empêcher de mener à Paris, il vit sur les rives de la Loire en solitaire et en pénitent dans la méditation, attendant "la paix du soir". Une paix qui ne l'empêche nullement de continuer à écrire, bien au contraire. Cependant, Paris n'est pas loin qui l'appelle et qu'il rejoint finalement en 1928.
Quelques années plus tard, en 1936, complètement dégoûté de la vie parisienne, il revient définitivement à Saint-Benoît-sur-Loire.
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Il ne s'en éloignera plus que pour de brèves escapades. Il entretient des relations suivies avec les écrivains locaux qu'il rencontre souvent et découvre le peintre Roger Toulouse.
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En 1940, la fureur de la guerre vient bouleverser tragiquement la quiétude de sa retraite ligérienne. Victime de ses origines juives, il est arrêté par les Allemands le 24 février 1944. Il passe trois jours et trois nuits à la prison militaire d'Orléans avant d'être transféré au camp de Drancy. Le 5 mars il succombe à une congestion pulmonaire. Il est inhumé à Saint-Benoît depuis 1949.
Au moment de son arrestation, il écrivait : "J'ai confiance en Dieu. Je le remercie du martyre qui commence."
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Durant toute sa vie, Max Jacob a par ailleurs été un "découvreur" de talents, encourageants peintres, écrivains et musiciens, écrivant des préfaces ou servant d'intermédiaire avec ses amis et relations. André Malraux, Paul Dubuffet, Roger Toulouse, Josep de Togorès, Francis Poulenc, Henri Sauguet, Christopher Wood ou Giovanni Leonardi lui sont tous plus ou moins redevables
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VILLONELLE

Dis-moi quelle fut la chanson
Que chantaient les belles sirènes
Pour faire pencher des trirèmes
Les Grecs qui lâchaient l'aviron
Achille qui prit Troie, dit-on,
Dans un cheval bourré de son
Achille fut grand capitaine
Or, il fut pris par des chansons
Que chantaient des vierges hellènes
Dis-moi, Vénus, je t'en supplie
Ce qu'était cette mélodie.
Un prisonnier dans sa prison
En fit une en Tripolitaine
Et si belle que sans rançon
On le rendit à sa marraine
Qui pleurait contre la cloison.
Nausicaa à la fontaine
Pénélope en tissant la laine
Zeuxis peignant sur les maisons
Ont chanté la faridondaine !...
Et les chansons des échansons ?
Échos d'échos des longues plaines
Et les chansons des émigrants !
Où sont les refrains d'autres temps
Que l'on a chantés tant et tant?
Où sont les filles aux belles dents
Qui l'amour par les chants retiennent ?
Et mes chansons ? qu'il m'en souvienne!

Max JACOB, Le Laboratoire central


Max Jacob en 6 dates
12 juillet 1876 : Naissance à Quimper
1901 : Rencontre avec Picasso
1921-1927 : Il se retire une première fois à Saint Benoît
1936 : Il revient définitivement à Saint-Benoît
février 1944 : Il est arrêté et emprisonné à Orléans
5 mars 1944 : Décès de Max Jacob au camp de Drancy

(sources internet)

14/07/2007

FEMMES ET HOMMES CELEBRES DU LOIRET

Roger, Alphonse, Robert TOULOUSE
né à Orléans le 19 février 1918 et décédé en 1994 à Orléans. Un peintre-sculpteur français, mais aussi poète et illustrateur de nombreux recueils pour ses amis de l'École de Rochefort
.

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Après avoir obtenu de nombreux prix de l'école des Beaux-Arts d'Orléans, Roger Toulouse s'orienta d'abord vers la peinture et en 1937 exposait dans sa ville une quinzaine de toiles chez un marchand de couleurs.
A tout artiste il faut un "découvreur" sinon un mentor. Pour le jeune Roger Toulouse, c'est Max Jacob qui remplira ces deux fonctions...
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C'est alors qu'il s'apprête à rejoindre Saint-Benoît-sur-Loire, où il fait désormais retraite, que ce poète avise dans la vitrine de ce marchand de couleurs d' Orléans, un ensemble de toiles dont la force expressive et la singularité le frappent. Ami de Picasso et de tous les peintres de la "Butte", avec lesquels il partagea la bohème artistique du début du siècle, Max Jacob est immédiatement séduit par les oeuvres de celui qu'il qualifiera bientôt "d'homme nouveau" et qui, il en est persuadé, "marquera fortement sa place".La rencontre - et l'amitié - qui s'ensuivront vont être déterminants. Et cette année là marque son véritable acte de naissance pictural. Présenté dès l'automne à Picasso, Toulouse voit ses toiles exposées à la Galerie de Beaune à Paris. L'une des premières, l'Américaine Gertrude Stein achète plusieurs de ses toiles. Pour le jeune peintre, c'est une période de création fébrile.
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Roger Toulouse, peintre au style expressionniste puissant et coloré, a exposé dans de nombreuses villes françaises, mais aussi à Tokyo, Wichita, New York, Québec, Berne... Sa manière de peindre n'a cessé d'évoluer au fil des années, le portant de plus en plus vers l'abstraction, et incluant aussi, à partir de 1949, une nouvelle dimension, mystique et philosophique A l'issue de la guerre, on le retrouve à Berne, sélectionné par Balthus pour une grande rétrospective de "l'École de Paris", et bientôt abonné régulier du Salon de mai. Il s'en faudrait de peu qu'il ne devienne une "coqueluche" des galeries et salons parisiens. Mais l'homme est né discret, solitaire et patient, artisan autant qu'artiste... Dès les années cinquante, Roger Toulouse choisit le "repli" sur sa ville.
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C'est là, quarante années durant, qu'il va développer, en marge des chapelles et des écoles, une oeuvre en constante évolution où l'on pourra distinguer, après le surréalisme des débuts et l'inspiration expressionniste de l'après-guerre, quatre "périodes" picturalement très différentes mais toutes tendues vers une exigence constante : témoigner des interrogations du temps, du monde tel qu'il va... et ne va pas. Aujourd'hui son oeuvre n'a rien perdu de sa force
A partir de 1970, Roger Toulouse s'est beaucoup adonné à la sculpture, assemblant des plaques de métal martelé dans des formes figuratives, mais là également, comme en peinture, il évoluera de plus en plus vers l'abstraction. Dans ces années, plusieurs commandes lui viendront des collectivités territoriales du Loiret pour des sculptures de grande taille. En 1980, il cherchera également une autre voie en produisant des sculptures de bois noirci.
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Roger Toulouse, poète lui-même et ami des poètes, n'hésitait jamais à mettre son talent à leur service. C'est ainsi que l'on retrouve ses dessins dans des revues, sur de nombreuses pages de garde et qu'il participa à l'illustration de recueils pour Max Jacob et pour les poètes de Rochefort qu'il avait rejoint dès 1941 : René-Guy Cadou, Marcel Béalu, Luc Bérimont, Jean Rousselot, etc.
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Roger Toulouse en 5 dates
19 février 1918 : naissance à Orléans.
Septembre 1932 : entrée à l'École des Beaux-arts d'Orléans.
Années 40-années 80 : une centaine d'expositions et de salons en France et dans le monde.
Avril 1991 : rétrospective de l'oeuvre au Musée des Beaux-Arts d'Agen.
11 septembre 1994 : mort de l'artiste à Orléans.

source internet et sur le site des amis de Roger Toulouse
http://perso.orange.fr/roger.toulouse/indexfr.html

12/07/2007

FEMMES ET HOMMES CELEBRES DU LOIRET

Adrienne Bolland dans la légende

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Femme d'exception, Adrienne Bolland qui, aujourd'hui, repose au cimetière de Donnery (45) fut une pionnière de l'aviation. Par son courage et son dévouement elle s'est illustrée, sans jamais rechercher une gloire qu'elle savait éphémère.
"Je m'ennuyais, j'avais besoin de faire quelque chose...Je me suis dit : ça c'est une carrière peu encombrée. J'ai peut-être une chance de m'en sortir". Et voilà comment Adrienne Bolland a toujours raconté la naissance de sa vocation de pilote. Nous sommes alors à l'automne 1919. Elle quitte sans regret sa solitude campagnarde pour gagner Paris et se présente chez Caudron, célèbre constructeur d'avions en affirmant : "Je veux voler". Impressionné par sa volonté, il l'encourage à passer le brevet de pilote qu'elle obtient au début de l'année 1920. Dans la foulée, elle franchit la Manche à bord de son avion le 25 août, étant alors la seconde femme seulement à réussir ce périlleux voyage. Mais c'est le survol de la Cordillère des Andes, exploit qu'elle réalise le 1er avril 1921qui permet à Adrienne Bolland d'occuper aujourd'hui une place à part dans l'histoire de l'aviation.
Seule à bord de son Caudron, un G3 du type 1913, une vraie "cage à poule" de 80 CV qui plafonnait à 4 000 m,
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elle décolle de Mendoza pour rejoindre Santiago du Chili où elle arrive environ 4 heures plus tard. "Quand ils m'ont vu arriver, expliquait-t-elle, les Chiliens n'en croyaient pas leurs yeux. Il faut dire que je devais avoir bonne mine : j'étais en chaussettes, enveloppées dans de vieux journaux et j'avais le visage en sang. Sans pare-brise à 4 250 m pendant plus de quatre heures, le sang avait fait éclater les vaisseaux du nez et des lèvres. J'aurais pu avoir une syncope. Je n'y ai même pas pensé."
La route qu'elle venait d'ouvrir devait être suivie plus tard par Mermoz, Guillaumet, Saint-Exupéry et les pilotes de l'Aéropostale. Les années suivantes, courant le monde, elle vole dans de nombreux meetings aériens, parvenant en 1923 à Orly, à réaliser plus de 200 loopings en 72 minutes, record mondial féminin de la spécialité. Femme courageuse, indisciplinée, volontaire et batailleuse, elle s'illustre pendant la Seconde guerre mondiale, par son action dans le "réseau Castille" sous l'occupation allemande. "La gloire est éphémère, disait-elle, elle tient à peu de chose. Ce qu'il faut, c'est réussir. La vie ne vaut la peine que si l'on réussit quelque chose de valable".
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Elle est enterrée dans le cimetière de Donnery dans le Loiret où elle a passé les dernières années de sa vie.
medium_timbres_a_bolland2.jpgElle a été honorée d'un timbre-poste Français à son effigie, sorti en octobre 2005.




Adrienne Bolland en 5 dates
1895 : Naissance à Arcueil (Val de Marne).
1919/1920 : Début dans l'aviation.
1er avril 1921 : Traversée de la Cordillère des Andes.
1923 : Record mondial féminin de loopings.
1975 : Adrienne Bolland est inhumée à Donnery