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26/06/2008

CETTE ANNEE LA !!!

1968      -   Une année charnière entre un avant et un après. L’essoufflement des années de croissance d’après-guerre. Les premiers signes d’angoisse et d’inquiétude d’une crise durable. Une année qui ne se limite pas à son joli mois de mai.

Cette année là, des enfants des écoles partent pour la première fois en classe de neige. Une neige trois  fois en or pour Jean-Claude Killy. De l’autre côté de l’océan, à Memphis, on assassine Martin Luther King. Au nom de l’idéal américain et de la lutte contre le communisme, encore, les B52 US pilonnent le nord du Viêt-Nam. Les JO de Mexico, endeuillés par la mort de dizaines d’étudiants, victimes d’affrontements avec la police, tressent néanmoins des lauriers à Colette Besson sur les 400 mètres et à Bob Beamon pour un  long, très long saut de 8,90 mètres. Le poing levé de Tommie Smith sur le podium du 200 mètres prolonge une vie de misère et un immense sentiment d’injustice  du peuple noir.

Cette année-là, on licencie cent journalistes de l’ORTF. La France bat le pays de Galles et réalise son premier grand Chelem dans le tournoi des nations. L’Iran enterre les dix mille victimes d’un terrible séisme. L’armée soviétique  intervient en Tchécoslovaquie. Un autre tremblement de terre.

Cette année-là Concorde fait ses premiers essais. Les Parisiens découvrent le ticket unique métro/bus et la génération « métro-boulot-dodo ». Une tragédie se noue au Biafra.

Cette année-là, un fameux sabot dit de « Denver » immobilise les automobiles mal garées. Yves Montand chante « à bicyclette ». Un autre univers. Un autre imaginaire. Une mélodie entraînante. Fredonnée par une génération qui, avec Paulette, se sentait pousser des ailes. Qui oserait. Qui sait demain ? Peut-être ? A bicyclette. Jacques Anquetil court sous les couleurs de Saint-Raphaël et le Hollandais Jan Janssens réalise un hold-up sur le Tour de France. Un tour pourtant promis à un Raymond Poulidor meurtri dans sa chair et dans son esprit par une terrible chute à Albi. Une autre version de la bicyclette…

Cette année-là, le cosmonaute Youri Gagarine part rejoindre les étoiles. Pour toujours. Les astronautes américains à bord d’Apollo VIII tournent déjà autour de la lune, qu’ils iront bientôt décrocher.

Cette année-là, en France, une autre fusée est mise à feu. A trois étages : la crise étudiante, la crise sociale, la crise politique. Les étudiants érigent des barricades. De Gaulle vilipende la chienlit, des millions de grévistes lui répondent. La gauche est divisée. Le général réapparaît. Des élections, sort une chambre bleu horizon. Déjà ! la France est en ébullition. Elle cherche à se débarrasser d’un ordre politique figé.

Cette année-là, un printemps s’est levé. Aux couleurs d’incendie. Un incendie dont les flammes et les cendres ne sont jamais retombées. Depuis, des millions d’hommes, comme une quête incessante, veulent eux aussi aller décrocher la lune. Un jour ! « Un jour futur » comme le chantait alors l’ami Jean Ferrat.

ET SI ENFIN UN JOUR, LE POETE AVAIT RAISON ?

 

(source magazine VIE NOUVELLE – UCR CGT - article de Michel Scheidt)

Commentaires

bonjour Annie,
je ne peux que rajouter la chanson de Bachelet :

En ce temps-là, je vivais
Comme un oiseau sur la branche
Devant les files de ciné
Je faisais la manche

C'était "Les copains d'abord"
Et les premiers transistors
Sidney Bechet, "Petite fleur"
Les bleus sur le cœur

En ce temps-là les trottoirs
C'était manifs et guitares
Même que c'est toujours comme ça

En ce temps-là, j'avais vingt ans
Sur la télé en noir et blanc
On découvrait le rock'n'roll
Elvis Presley et les idoles
Fauteuils cassés dans tous les music-halls

En ce temps-là, c'était Paris
C'était la guerre en Algérie
Dans les bistrots d'la Banlieue Nord
On n'était pas toujours d'accord
Ira ou pas, d'accord ou pas d'accord

En ce temps-là de ta vie
Tu rêvais d'avoir ton bac
Et de monter à Paris
T'inscrire à la fac

Et puis y avait le mois d'Mai
Qui préparait ses pavés
C'est là qu'on s'est rencontré
Mouchoir sur le nez

Le monde était à refaire
Et dans ta chambre à Nanterre
C'est justement c'qu'on a fait

En ce temps-là j'avais vingt ans
Et toi t'en avais presque autant
T'avais un parfum de verveine
Et de grenade lacrymogène
Et puis, surtout, tu m'prenais pour Verlaine

Alors soudain ç'a été nous
Comme un tonnerre, un coup d'grisou
Y avait plus qu'nous dans nos blousons
Y avait plus qu'nous dans nos chansons
Dans les discours, Carrefour de l'Odéon

En ce temps-là, j'avais vingt ans
J'avais vingt ans pour très longtemps
L'amour chantait sa carmagnole
En descendant rue des Écoles
Affiches d'une main de l'autre le pot d'colle

En ce temps-là j'avais vingt ans
J'avais vingt ans depuis longtemps
Ferré passait à la radio
C'était les vacances en deux-chevaux
Et toutes les filles se prenaient pour Bardot

C'était la télé qui s'allume
Pour le premier pas sur la lune
En ce temps-là, c'était le rock
Mais on changeait déjà d'époque
Et les Beatles allaient se séparer

En ce temps-là, j'avais vingt ans
J'avais vingt ans éternell'ment
L'amour chantait sa carmagnole
En montant la rue des Écoles
T'avais ta main posée sur mon épaule

Écrit par : michka | 26/06/2008

Les copains de "Vie Nouvelle" sont bien à même de faire cet article, comme nous ils y étaient !
Merci pour ta proposition de prêt de la dent mais je pense que Zec en a prévu une pour moi... plein d'attention cet homme ...
J'espère que les orages dans les globules et autres vacheries se calment et que toi et le Chéri vous êtes un peu plus sereins ...
Bon courage et tout plein de bisous
Biche

Écrit par : Biche | 26/06/2008

Les commentaires sont fermés.

 
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