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07/05/2008

2 – UN MOIS DE MAI TRèS OCCUPé

LA POUSSEE DE FIEVRE

DES PREMIERS JOURS

 DE MAI 1968

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1ER MAI

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De nombreuses luttes  sociales qui se développent depuis plusieurs mois, donne à ce 1er MAI  une signification particulière. Au cœurs de revendications : l’augmentation des salaires, la défense de l’emploi, l’abrogation des ordonnances sur la Sécurité Sociale. Des dizaines de milliers de salariés manifestent en province. A Paris, pour la première fois depuis 14 ans, le gouvernement doit autoriser  un défilé dans la capitale. A l’appel de la CGT 10 000 travailleurs manifestent entre République et Bastille.

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2 MAI

La faculté des Lettres de  Nanterre est fermée. A Nantes les salariés de l’usine Sud-Aviation-Bouguenais et manifestent  dans les rues de la ville. Les rênes nationales du groupe aéronautique sont tenues par un certain Maurice Papon. Pendant ce temps, l’Assemblée Nationale , sur proposition du Groupe communiste, adopte à l’unanimité la généralisation de la 4ème semaine de congés payés et les fédérations CGT et CFDT du textile annoncent des grèves dans les usines de textile artificiel…

ORLEANS s’apprête à vivre un week-end de fêtes johanniques. Le Conseil général étudie l’aménagement touristique des forêts et des étangs du Loiret. La quinzaine commerciale de Montargis est placée sous le signe de la Chaussure. La publicité vante les qualités du Frigidaire à 1190 Francs. La 1ère chaîne de l’ORTF propose « les Shadocks » à 20 H 30, « Cinq colonnes à la Une » à 20 H35 et « Show Bardot à 22 H 35 …. La fièvre n’a pas encore atteint la province. Il faudra attendre quelques jours pour que les étudiants du campus de la Source descendent dans la rue.

3 MAI

A l’appel du recteur Jean Roche, la police investit la Sorbonne, en chasse les étudiants et procède à de nombreuses arrestations. Les étudiants manifestent Boulevard Saint Michel et se heurtent aux forces de l’ordre. Les affrontements sont violents. Pavés et cocktails molotov contre matraques et gaz lacrymogènes. Les CRS chargent… Bilan 596 interpellations, 27 gardes à vue.

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A ORLEANS, on annonce la venue du ministre des Armées Pierre Messmer, le mardi 7 dans l’après midi. Il doit  présider aux côtés au Maire d’Orléans les fêtes de Jeanne d’Arc.  Mais sur le campus de la Source,  les esprits s’échauffent à la fac d’Orléans. La Préfecture interdit toute manifestation, mais un mot d’ordre de grève est lancé. Les étudiants désertent les cours. Le lundi 6 mai en fin d’après midi, à 18 h 15 les étudiants se rassemblent Place du Martroi. 400 manifestants défilent  en direction de la Préfecture….. Ils sont stoppés par une double haie de gardiens de la paix. Un compromis leur permettra malgré tout de tenir un meeting qui se fera dans le calme.

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4 MAI

A l’exemple de Bougenais, les salariés de l’usine Sud-Aviation de Suresne débrayent massivement. Dans les PTT arrêt de travail et les appels à la grève pour les jours suivants se multiplient. Devant la Xe chambre correctionnelle de PARIS ,  sept étudiants arrêtés la veille sont condamnés à des  peines de prison avec sursis et des amendes.

5 MAI

La Xe chambre correctionnel prononce de nouvelles peines de prison, certaines fermes. Le SNES exige la libération des étudiants arrêtés, la réouverture des facultés de Nanterre et de la Sorbonne et réclame des mesures urgentes pour l’Université…..

6 MAI

L’escalade répressive  se poursuit. Une manifestation de  l’UNEF est durement réprimée. Des heurts violents secouent le Quartier Latin toute la soirée. On compte plus de 500 blessés et 422 arrestations. Dans toute la France, à l’appel de la CGT , 10 000 mineurs cessent le travail pour imposer de nouvelles mesures de sécurité.

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7 MAI

30 000 étudiants défilent à Paris, de Denfert-Rochereau à l’Etoile et des manifestations ont lieu dans la plupart des grandes villes universitaires. Lors d’une conférence de presse, Georges Séguy au nom de la CGT , dénonce la répression policière. Les taxis parisiens en grève désertent  la capitale tandis que des arrêts de travail se poursuivent à Sud-Aviation-Bouguenais et démarrent dans d’autres entreprises (Renault-Sandouville, Ateliers et Chantiers du havre, Sécurité sociale de la région parisienne). Les Centres de tris et les services ambulants des PTT sont désertés dans toute la France.

sources - ouvrage "un mois de mai très occupé"  VO éditions et Journal "la République du Centre"

Commentaires

ça c'est mon mai 68 contrairement à celui très édulcoré de la télé ces derniers jours !
Bises
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et le mois n'est pas terminé... il y a encore à faire pour y arriver....
BIZ
Annie

Écrit par : Biche | 07/05/2008

68, j'étais jeune, Renault défilait à Billancourt, c'était impressionnant car ils étaient nombreux et moi je travaillais. A cette époque Renault était une sacré entreprise la fierté de la France, mais depuis c'est la décrépitude ! Il ne reste plus grand chose à Billancourt.

Bises.

Écrit par : judith | 07/05/2008

Bon début ! la poudre commençait à s'enflammer dans les usines bien avant les mouvements étudiants... Tous ensemble ! tous ensemble !
bises à toi ma petite camarade. miche

Ce n'est que le début, continuons le combat

Écrit par : miche | 14/05/2008

Les commentaires sont fermés.

 
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