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18/02/2008

ILS SONT NES UN 18 FEVRIER ....

Toni Morrison - Editrice, poète et écrivain américaine - 

 Née à Lorain, Ohio le 18 février 1931

 Issue d'une famille noire ouvrière de quatre enfants, Toni Morrison se passionne très tôt pour la littérature et étudie à Howard puis à Cornell. Elle soutient une thèse sur le thème du suicide dans l'oeuvre de William Faulkner et de Virginia Woolf, enseigne au Texas puis à l'université d'Howard, alors 'réservée' aux Noirs. L'année de son divorce, elle est aussi éditrice, chargée du secteur 'Littérature noire' chez Random House, et édite les autobiographies de Mohammed Ali et d'Angela Davis. On lui doit également 'The Black Book' en 1973, une anthologie d'écrivains noirs. Des critiques littéraires, elle donne des lectures publiques. Les années 1970 marquent ses débuts d'auteur. Elle publie en effet 'L' Oeil le plus bleu' en 1969, qui annonce les thèmes d'une oeuvre récompensée par le prix Nobel de littérature en 1993. Outre ses nouvelles et romans, dont 'Beloved', ''Jazz' ou encore 'Love', Toni Morrison est également l'auteur de poèmes, d'une comédie musicale, d'une pièce sur Martin Luther King : 'Dreaming Emmet', ainsi que d'un essai sur les Noirs dans la littérature américaine : 'Playing in the Dark'. En 2006, elle est à l'initiative d'une exposition organisée par le Louvre mettant en relation la danse et le dessin. Femme déterminée, Toni Morrison s'est toujours évertuée à porter sur le place publique la cause des Noirs américains.

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 Milos Forman - Réalisateur et acteur tchécoslovaque - 

 Né à Caslav le 18 février 1932

L'enfance de Milos Forman est loin d'être un fleuve tranquille car, dès l'âge de 9 ans, il connaît son lot de tragédies. Après la déportation et la mort de ses parents, il est recueilli quelques temps par des amis, mais grandit à Podebrady, dans un établissement pour les orphelins de guerre, où il se lie d'amitié avec un autre garçon, Vaclav Havel... Sa passion pour le théâtre naît très tôt mais ce sont les films de Buster Keaton, Charlie Chaplin et John Ford qui lui révèlent le cinéma. Après des études cinématographiques à l'université de Prague, il devient, dans les années soixante, une figure emblématique de la toile tchèque avec des films crus et ironiques comme 'Les Amours d'une blonde'. Il se lance alors aux Etats-Unis mais son film 'Taking Off', s'il reçoit le prix du jury à Cannes en 1971, est un échec commercial outre-Atlantique. Il est obligé d'américaniser son style et ce changement, avec 'Vol au-dessus d'un nid de coucou', est couronné par cinq oscars. Depuis, après quelques cours donnés à l'université de New York, il enchaîne les succès avec 'Ragtime', 'Amadeus' ou encore 'Larry Flint'. Mettant souvent en scène le conflit entre l'individu et la société conformiste, il est l'auteur d'un cinéma de qualité, fréquemment et justement récompensé !

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Matt Dillon - Acteur, réalisateur et scénariste américain -  

 Né à New Rochelle, New York le 18 février 1964

Repéré par hasard alors qu'il était lycéen, Matthew Raymond Dillon débute à quatorze ans dans 'Violences sur la ville', un rôle où il peut déjà laisser libre cours à son côté rebelle. Après avoir abandonné ses études, il suit des cours de théâtre au Lee Strasberg Institute et continue à assumer des rôles de mauvais garçon, une image qui s'affirme avec 'Outsiders' suivi de 'Rusty James', de Francis Ford Coppola. Dès lors, les propositions affluent, et Matt Dillon ne tarde pas à devenir incontournable parmi les jeunes loups d'Hollywood. Gus Van Sant lui donne le premier rôle dans 'Drugstore cow boy', une prestation qui lui vaut l'Independant spirit award. Acteur polyvalent, il est capable de jouer sur tous les registres, du thriller - 'Un baiser avant de mourir', 'Prête à tout' - à la comédie romantique - 'Singles', 'Beautiful girls'. Il créé la surprise avec 'Mary à tout prix', sa première incursion dans la comédie pure, et premier succès international pour les frères Farelly. Il passe de l'autre côté de la caméra avec 'City of ghosts', un thriller qu'il écrit, réalise et interprète, puis revient à ses premières amours avec 'Collision' de Paul Haggis. En 2005, il campe un Charles Bukowski convainquant dans 'Factotum' de Bent Hamer, où vingt ans après Mickey Rourke dans 'Barfly', il incarne Hank Chinaski, alter ego de Bukowski. L'année suivante, il revient à la comédie avec 'Toi, moi... et Dupree', dans lequel il donne la réplique à Michael Douglas.

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Yoko Ono - Artiste américaine -  

Née à Tokyo, Japon le 18 février 1933

Issue d'une famille aisée de banquiers, la jeune Yoko Ono doit fuir les bombardements américains sur Tokyo. Réfugiée à la campagne avec ses parents, elle attend la fin de la guerre pour émigrer aux Etats-Unis. Arrivée à New York, elle s'intéresse à la littérature d'avant-garde et au mouvement beat, étudie le chant et la musique, notamment auprès de John Cage. Elle se marie une première fois en 1956, retourne au Japon où elle produit ses premières oeuvres scéniques. Divorcée, elle rentre à New York en 1964 et épouse le producteur Anthony Cox. Suivant le courant pop, elle crée le bagism, un concept qui consiste à se produire à deux enfermés dans un sac, et qui rencontre un succès d'estime. A la fois artiste et écrivain, elle adhère au groupe d'artistes Fluxus. En 1966, elle gagne avec son mari le 'Swinging London'. C'est là qu'elle rencontre le leader des Beatles, John Lennon. Les deux amoureux ne se séparent plus. Au grand dam des autres membres du groupe et à la stupéfaction des fans, Yoko s'invite sur de nombreux projets musicaux et scéniques du chanteur. Leur engagement pour la paix dans le monde en fait des icônes internationales des mouvements pacifistes. Malgré la relation tumultueuse du couple, Yoko Ono donne naissance à un petit Sean le 9 octobre 1975. Alors que John se consacre à l'enfant, Yoko gère le patrimoine du couple. Après l'assassinat de John Lennon en 1980, elle se fait plus discrète et se retire en Suisse. Une rétrospective de son oeuvre commence à tourner à travers le monde en 2000. Artiste à part entière, Yoko Ono reste dans l'imaginaire collectif la muse du chanteur vedette du groupe le plus mythique de tous les temps .

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John Travolta - Acteur, scénariste et producteur américain -

Né à Englewood, New Jersey le 18 février 1954

 Vite passionné de comédie, John Travolta abandonne le lycée et connaît son premier succès avec la série 'Welcome back, Kotter', en 1975. Il arrive sur grand écran dans des rôles similaires de jeune premier : 'Carrie au bal du diable' (Brian de Palma, 1976), 'Grease' l'année suivante, et évidemment 'La Fièvre du samedi soir', carton mondial en 1977. Son rôle de Tony Manero lui vaut même une nomination aux Oscars. Mais le passage des rôles d'étudiants aux déhanchements félins à des rôles plus adultes est un échec. Catalogué disco, il enchaîne durant les années 1980 les échecs retentissants - malgré le très bon 'Blow out' - avant de disparaître du devant de la scène. Début du renouveau en 1989, où la série des 'Allô maman' le fait renouer avec les hauteurs du box-office, mais dans un registre bien loin de ses ambitions premières. C'est en fait Quentin Taratino qui lui donne sa seconde chance grâce à 'Pulp Fiction' et au personnage inattendu du gangster Vincent Vega. Excellent dans ce rôle à contre-emploi de son image, John Travolta se refait une place privilégiée à Hollywood, devenant l'un des acteurs les mieux payés. Il enchaîne les succès, surtout des films d'action (' Volte Face', Broken Arrow').

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Jack Palance  - Acteur américain -

Né à Lattimer Mines, Pennsylvanie le 18 février 1918

 Décédé à Californie le 10 novembre 2006

Originaire d'une famille ukrainienne, Jack Palance commence une carrière de boxeur à 13 ans mais s'arrête rapidement. Il devient pilote lors de la guerre. Un incendie le défigure mais ne l'empêche pas de réaliser son rêve : devenir acteur. Son premier rôle consiste à remplacer Anthony Quinn dans une pièce. Ce n'est qu'en 1950 qu'il devient un acteur à part entière. Il tourne cette année-là deux films, 'Okinawa' et 'Panique dans la rue'. Puis, ses rôles dans 'Le Masque arraché' et 'L' Homme des vallées perdues' lui ouvrent les portes d'Hollywood. Il devient le méchant de service et s'y enferme. Il joue régulièrement dans les westerns ou les péplums comme 'Le Signe du païen' dans lequel il interprète Attila. Vers les années 1960, fatigué par ses rôles de méchants, Jack Palance part pour l'Europe et joue pour de grands cinéastes comme Godard dans 'Le Mépris'. Mais son passé le rattrape et quelques années plus tard, son interprétation de Dracula dans un téléfilm est tellement remarquée que ce dernier sort finalement dans les salles obscures. Puis, les rôles se font rares et il faut attendre 'Bagdad Café' en 1988 pour revenir dans les petits papiers des réalisateurs. L'année d'après, il joue dans 'Batman' de Tim Burton et enfin en 1990, il reçoit l'oscar du meilleur second rôle pour 'La Vie, l'amour, les vaches', la récompense de toute une existence. Il s'éteint paisiblement en novembre 2006 laissant derrière lui une longue filmographie, des rôles intenses et magnifiques.

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Jean-Claude Dreyfus  - Acteur français - 

 Né à Paris le 18 février 1950

C'est certainement sa première apparition sur les planches, à l'âge de huit ans, qui a donné à Jean-Claude Dreyfus sa vocation d'acteur. Tout en abordant sérieusement le théâtre au prestigieux cours de Tania Balachova, il joue au music-hall les transformistes et obtiendra en 1973 un rôle de travesti dans 'Comment réussir quand on est con et pleurnichard' de Michel Audiard. C'est le début d'une grande carrière cinématographique de second couteau. Il est demandé par les plus grands metteurs en scène : Yves Boisset à quatre reprises, Werner Herzog (' Fitzcarraldo', 1982), Patrice Leconte (' Tandem', 1987), Eric Rohmer (' L' Anglaise et le duc', 2001), Jean-Jacques Annaud (' Deux frères', 2003). Parallèlement, il incarne pendant seize ans l'inoubliable 'Monsieur Marie' pour la marque du même nom, jusqu'en 1996. Mais c'est surtout son rôle de boucher offert par Jean-Pierre Jeunet et Marc Caro dans 'Delicatessen' (1991) qui lui vaut la reconnaissance du public. Coïncidence ou remarquable choix de Caro et Jeunet, Jean-Claude Dreyfus est parfait dans ce rôle de découpeur de porcs. Et pour cause : en plus de son imposante stature, il collectionne avec ferveur depuis toujours tout ce qui a trait au cochon - peluches, posters, objets, c'est plus de 3.500 pièces d'une collection personnelle qu'il arbore fièrement. D'ailleurs, il publie même en 2005 'Du cochon considéré comme l'un des beaux-arts', véritable anthologie porcine qui fait la lumière sur son étroite relation au noble animal.

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Laure Marsac - Actrice, réalisatrice et scénariste française - 

 Née à Paris le 18 février 1970

C'est à l'âge de 14 ans que Laure Marsac se fait remarquer dans 'La Pirate' de Jacques Doillon, grâce auquel elle reçoit un prix du meilleur espoir féminin. Cette jeune fille blonde continue sa carrière discrètement, faisant tout de même des apparitions dans des films cultes comme 'La Reine Margot' en 1994 et l'inoubliable 'Entretien avec un vampire', dans lequel elle officie en victime sacrifiée aux crocs d'Armand. Elle réalise par ailleurs quelques prestations sur les planches, dont 'Les Caprices de Marianne', 'Roméo et Juliette' ou 'Le Vieil Hiver'. Elle continue aussi de tourner, notamment dans 'La Divine Poursuite' - aux côtés d'Antoine de Caunes - ou 'Secret défense' avec Sandrine Bonnaire. Au début des années 2000, Laure Marsac tourne essentiellement pour la télévision : elle apparaît dans Maigret, des sagas comme 'Garonne' en 2004, 'Claire Montana' et un épisode de 'La Crim'. En 2006, elle participe encore à la saga sur le communisme en France dans les années 1950, 'Les Camarades'. Elle revient enfin en 2007 avec 'Le 4e Morceau de la femme coupée en 3' pour lequel elle passe derrière la caméra. Affaire à suivre...

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Alphonse Halimi  - Boxeur français -  

 Né à Constantine, Algérie le 18 février 1932

 Décédé à Paris le 12 novembre 2006

Les rings de boxes garderont longtemps l'empreinte de cette tête dure baptisée 'La petite terreur', l'homme poids plume à l'uppercut foudroyant : Alphonse Halimi. L'histoire commence dans les rues d'Alger où un enfant de l'assistance publique est adopté par un couple de tailleurs. Il à la rage, Alphonse : sportif accompli, aux travaux d'aiguille, il préfère défier de ses poings ceux qui l'osent ! Il entame une carrière fulgurante dans son pays : vêtu de son short où il a cousu lui-même l'étoile de David, Halimi était juif pied-noir, il remporte pas moins de 240 combats en quelques années ! Bien sûr, il ne tarde pas à se faire remarquer et c'est tout naturellement qu'il part à la conquête des podiums du continent. La rage au corps, il gagne successivement le championnat de France poids-coq en 1953, 1954 et 1955 où il gagne aussi les Jeux méditerranéens. Ce sont les grandes années pour Halimi alors pris en main par celui qu'il considérait comme son second père : Monsieur Fillipi. En 1957, il peut mettre la ceinture de champion du monde de boxe et sa victoire contre le Mexicain Raul Macias consacre son titre. En 1959 il reperd son titre. Cependant, il se rattrape en devenant champion d'Europe la même année. Il se retire ensuite du milieu, tenant un café à Vincennes. Mais les affaires vont mal, alors Halimi le dur devient maître nageur. Face au mépris manifesté par les gens de la profession, il préfère partir. Malgré une grave précarité financière ces dernières années, il garde le silence, jusqu'à ce que la maladie d'Alzheimer le vainc par KO.

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